Présente au Forum économique régional de l’Atsimo Andrefana (FER), la compagnie minière Base Toliara, a détaillé les impacts du développement minier sur la région et le pays, hier, lors d’un panel axé sur les retombées économiques attendues de son projet.
Le directeur général de Base Toliara, Jean Bruno Ramahefarivo, a rappelé que «l’objectif n’est pas de résoudre tous les problèmes, mais de devenir un levier concret pour le développement économique». Il s’est appuyé sur l’expérience réussie de Base Resources au Kenya pour souligner les bonnes pratiques que la société entend appliquer à Madagascar, notamment en matière de gestion environnementale et sociale.
Le projet minier représente un investissement colossal, estimé aujourd’hui à 900 millions de dollars, contre 400 millions initialement. Cette hausse s’explique par diverses améliorations : construction d’un pont de 630 mètres à Belalanda, bitumage de 45 km de route, jetée sur pilotis à Andaboy, nouvelle usine pour la monazite… Ces aménagements ont été décidés en réponse aux préoccupations des communautés locales.
À terme, le projet devrait rapporter 5 milliards de dollars à l’État, soit 130 millions par an, à travers impôts, taxes et investissements sociaux. L’État percevra 37 % des revenus générés. Selon les estimations, Base Toliara pourrait à elle seule contribuer à hauteur de 5 % au PIB national chaque année.
Impact local considérable
Localement, 4 millions de dollars seront investis chaque année dans des programmes de développement communautaire. Côté emploi, près de 2.000 postes directs sont prévus pendant la construction et 1.000 pendant la phase opérationnelle. Avec les emplois indirects,
le total pourrait atteindre 4.600. La société mise sur la formation pour préparer les futurs employés, en collaboration avec les établissements de la région.
Les opportunités économiques ne s’arrêtent pas là. Base Toliara prévoit de dépenser 2,5 milliards de dollars en biens et services locaux sur toute la durée du projet, soit environ 65 millions par an. Les entreprises locales seront sollicitées pour les travaux, la logistique, la restauration, la sécurité ou encore la gestion des déchets.
«Base Toliara ne peut agir seule. Le développement viendra de la synergie entre les secteurs», a conclu le DG, appelant à une mobilisation collective. Un appel accueilli avec enthousiasme par les participants.
Arh.




