Chan 2024; Roro : « Mes joueurs sont affûtés pour le combat »

À la veille d’un quart de finale explosif du Championnat d’Afrique des Nations (Chan), la pression se fait sentir dans la salle de conférence de presse du Moi Sports Centre Kasarani.

Les Harambee Stars du Kenya, portés par leur public et les Barea de Madagascar, affamés de gloire, ont affiché leur détermination à faire chavirer les cœurs et à écrire une nouvelle page de leur histoire. Entre déclarations musclées et sérénité tactique, les deux camps sont prêts à en découdre.
Côté malgache, l’entraîneur Romuald Rakotondrabe, surnommé Roro, ne s’est pas laissé intimider par l’ambiance de Nairobi. Avec le regard d’un stratège prêt à jouer ses cartes, il a lâché :
« On n’est pas là par hasard, c’est le fruit d’un travail acharné. Jouer contre Kenya chez lui, c’est comme gravir une montagne, mais ça nous galvanise. »
Il sait que les Harambee Stars, avec leur jeu compact, leur rapidité en transition et leur maîtrise tactique, ne seront pas une proie facile. Pourtant, loin de plier l’échine, il prévient : « C’est un quart de finale, tout peut arriver, même à l’extérieur. »
Son défenseur, Tony Elysee Randriamanampisoa, a enfoncé le clou avec une fougue manifestant l’envie de renverser la vapeur. « Les supporters kenyans vont mettre le feu, mais pour nous, c’est du carburant. On veut gagner et continuer à écrire l’histoire. »
Les Barea rodés aux condi­tions de Nairobi après deux jours d’acclimatation à l’altitude et au climat, semblent prêts à montrer leurs cornes bien aiguisées. « Mes joueurs sont affûtés pour le combat », a conclu Roro, un sourire en coin, comme s’il gardait un atout dans sa manche.

Costaud
En face, Benni McCarthy, le patron des Harambee Stars, a opté pour une approche posée, presque monastique. « Rester calme, ne pas se laisser emporter par l’enjeu », a-t-il martelé à ses joueurs, conscient que l’euphorie d’un public en fusion peut être à double tranchant.
Grâce un parcours sans faute à Kasarani avec trois victoires, un nul, dix points en poche, les Kenyans avancent avec l’assurance d’une équipe qui a déjà fait ses preuves. Mais McCarthy, tel un vieux briscard, refuse de s’endormir sur ses lauriers.
« Madagascar, c’est du costaud. Mais nos matchs de groupe n’étaient pas une promenade de santé non plus. Ça nous a forgés. »
L’effervescence est à son comble à Nairobi, où les supporters des Harambee Stars rêvent de voir leurs héros poursuivre leur marche triomphale. Pour McCarthy, ce quart de finale est plus qu’ un match : « C’est un mo­ment historique pour les joueurs, le staff et tout le pays. »

Naisa

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