Résilience face aux cyclones: Madagascar mise sur des infrastructures résistantes

A part la mise en place des systèmes d’alerte précoce, Madagascar a également lancé plusieurs programmes basés sur la construction ou le renforcement des infrastructures pour devenir plus résis­tantes aux cyclones, notamment à travers le partenariat public privé (3P).

On peut citer la Fondation Axian, dans le cadre de son programme « Sekoly Yas », qui a réussi à construire jusqu’ici plus de 200 écoles et 588 salles de classe dans tout le territoire national, le lancement du projet « Résilience des maisons traditionnelles aux cyclones dans un climat changeant (RC3) » à Fenoarivo Est, Mananjary et Antalaha, ainsi que la réhabilitation de ponts et de routes pour éviter l’isolement des communautés après le passage d’un cyclone, comme ce fut le cas à Ambilobe (Région Diana). La dernière en date dans cette initiative est sûrement le lancement du Projet de résilience climatique par la préservation de la biodiversité (PRCPB). Financé à hauteur de 71,5 mi­liards d’ariary, ce projet pilote du Fonds africain de déve­loppement à Madagascar vise à renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés locales face au changement climatique, tout en promouvant un écotourisme durable, des pratiques agricoles sobres en carbone et une gouvernance renforcée des Aires protégées.
Malgré tous les efforts développés jusqu’ici, force est toutefois de reconnaître que du chemin reste à faire pour le développement et la mise en œuvre de la capacité de résilience au pays, notamment sur la mise en place des infrastructures résistances aux aléas climatiques.

Loi n° 2015-031
La date du 13 octobre est consacrée à la Journée in­ter­nationale pour la réduction des risques de catastrophe avec comme objectif la promotion d’une culture de la résilience.
A Madagascar, la Loi n°2015-031, adoptée le 4 dé­cembre 2015, détermine la Politique nationale de la Gestion des risques et des catastrophes (PNGRC). Elle définit la mission principale de la Gestion des risques et des catastrophes (GRC), de ses structures fondamentales et des principes régissant les relations entre les différents intervenants. Elle décrit également la Stratégie nationale de la Gestion des risques et des catastrophes (SNGRC) qui regroupe les actions prioritaires à long terme et vise à accroître la résilience de la population malagasy, de ses institutions nationales et de ses Collectivités territoriales décentralisées (CDT) face aux catastrophes en vue d’assurer à la population une condition de vie acceptable et sécurisée.

Sera R.

Partager sur: