Commune Ivato: des employés licenciés dénoncent une injustice

Vingt-quatre agents communaux d’Ivato ont été renvoyés depuis le mois de janvier sans notification officielle, selon leur représentant. Une marche avec des banderoles portées par les travailleurs a eu lieu hier devant la municipalité. Ces employés, dont certains travaillent pour la commune depuis 2004, affirment avoir été licenciés pour n’avoir pas soutenu le maire en place.
« Nous avons été remerciés sans aucune lettre de licenciement, contrairement à ce que prévoit la loi. Nous réclamons le respect de nos droits, notamment pour les collègues malades », déclare Jules Randrianantenaina, représentant des employés de la commune.
Les agents concernés dénoncent également le non-versement de leurs salaires et des cotisations sociales, notamment celles de l’Ostie et de la CNaPS. Malgré plusieurs démarches auprès de l’Inspection du travail, les autorités locales n’auraient donné aucune suite concrète.
Un rapport de l’Inspec­tion du travail recommanderait pourtant à la commune de régulariser la situation en remettant les lettres de licenciement exigées par la loi. Les employés affirment ne plus accepter les intimidations ni le mépris qu’ils estiment subir.
Les plaignants pointent également du doigt des recrutements jugés « sauvages », effectués après leur renvoi, sans prise en compte des compétences requises. Deux courriers de réclamation auraient été adressés à la mairie, mais restent sans réponse.
Face à cette situation, les employés appellent le colonel Michaël Randrianirina à intervenir pour examiner de près l’affaire. « Ce que vivent les petits employés est profondément injuste et inquiétant », conclut Jules Randrianan­tenaina. La manifestation se poursuit toujours tant que la demande ne soit pas prise en compte.

N.A

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