Alors que la stabilité politique semble désormais de retour à Madagascar, les activités économiques ont repris un certain élan. Cependant, les petites entreprises continuent de faire face à d’importantes difficultés, notamment en raison du retour des délestages qui perturbent à nouveau leur fonctionnement.
« La crise sociopolitique est passée et on peut enfin reprendre notre activité normalement. Toutefois, la clientèle a beaucoup diminué, presque de moitié », a confié Clémence, propriétaire d’un salon de coiffure à Ambondrona. Elle déplore également les fréquentes coupures d’électricité qui viennent freiner cette reprise tant espérée. « Il ne faut pas se voiler la face. Le problème est encore loin d’être résolu, d’autant plus que la Jirama évoque régulièrement la vétusté de ses infrastructures », poursuit-elle. Selon elle, si la solution était simple, « le délestage ne serait plus qu’un mauvais souvenir ».
Mahefa, gérant d’un multiservice à Faravohitra a exprimé son inquiétude face à la situation qui prévaut à Madagascar. « Il est difficile d’être optimiste lorsqu’on vit à Madagascar. Cela fait maintenant plus de sept ans que les quartiers de Faravohitra, Antaninandro et Ambondrona n’ont plus accès à l’eau durant la journée. Si les coupures d’électricité s’aggravent, nous serons complètement dans de beaux draps», a-t-il fait savoir.
La question de l’approvisionnement en électricité et en eau reste en effet un défi majeur. Conscient de l’ampleur du problème, le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a effectué sa première visite officielle sur le site de production électrique de la Jirama à Ambohimanambola. Sa visite visait à trouver des solutions progressives afin de réduire les délestages.
Jean Riana




