Pour investir, créer de la valeur et contribuer durablement à l’économie nationale, les entreprises ont besoin d’un cadre lisible et stable. En ces paroles se résument les propos du président du Groupement des entreprises de Madagascar (Gem), Francis Rabarijohn, en marge de la première édition
de la Rencontre stratégique RE-Gem 2025, vendredi soir au Novotel Antananarivo.
Il a surtout rappelé le rôle premier du secteur privé comme « moteur de croissance ». « Le secteur privé est qualifié de moteur de développement. Mais un moteur, aussi puissant soit-il, a besoin de carburant, a besoin de route pour circuler, pour avancer », a avancé le président du Gem. Un message lancé sachant que l’événement a réuni autorités publiques, partenaires nationaux et internationaux, corps diplomatique, investisseurs et entreprises membres.
Le secteur privé appelle ainsi à des règles du jeu claires, à une stabilité des lois et réglementations stratégiques, ainsi qu’à une visibilité à long terme, notamment en matière fiscale. « Ces éléments permettent aux opérateurs, nationaux comme internationaux, d’évaluer les risques, de planifier leurs activités et d’engager des investissements sur la durée », a signifié Francis Rabarijohn.
Au cœur de ce plaidoyer se trouve la question de la confiance. Pour le Gem, une gouvernance exemplaire repose sur « la transparence, en particulier dans les relations entre l’État et les entreprises, sur une lutte résolue contre la corruption et sur l’application stricte du principe de tolérance zéro ».
Voix du secteur privé
Et pour cet entrepreneur, une justice impartiale et indépendante est indispensable pour sécuriser l’environnement des affaires et renforcer la crédibilité du pays. Les entreprises, comme tout citoyen, ont besoin de pouvoir compter sur des institutions fiables.
Au-delà des autorités nationales, le Gem s’adresse aussi aux partenaires internationaux. Il sollicite leur soutien à travers « des investissements, une expertise technique et un accompagnement adapté ». Cet appui est jugé crucial pour accélérer la transition vers une économie plus autonome et mieux positionner Madagascar sur la scène internationale.
Avec RE-GEM 2025, le GEM entend instaurer un dialogue structuré et durable entre acteurs publics et privés. Le GEM, étant la confédération la plus représentative du secteur privé Malagasy, avec 27 groupements membres, sectoriels et régionaux, et plus de 2.000 entreprises membres directs, ambitionne de « porter la voix du secteur privé ».
Arh.




