Lutte contre la corruption: le gouvernement promet la fin de l’impunité

La lutte contre la corruption à Madagascar, franchit une nouvelle étape avec la première réunion du Comité de pilotage de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, tenue à Mahazoarivo hier, sous la férule du Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo et du président du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), Jean-Louis Andriamifidy, durant laquelle la Stratégie nationale de la lutte contre la corruption (SNLCC 2025-2030), a été passée en revue.

Ferme et sans équivo­que, le Premier ministre a affirmé la volonté de l’Etat de rompre définitivement avec la culture de l’impunité. « La loi sera appliquée à l’encontre de toute personne qui la transgresse. La culture de l’impunité prend fin ici, y compris pour les membres du gouvernement », a-t-il déclaré, donnant le ton d’un mode de gouvernance responsable et redevable.
Au-delà des textes et des discours, le chef du Gouver­nement a insisté sur la né­cessité d’un changement profond des comportements, notamment au sein de l’administration publi­que. Les agents de l’Etat et les dirigeants devraient être des modèles d’intégrité et de probité, condition essentielle pour garantir aux citoyens la jouissance pleine de leurs droits fondamentaux.
«La réforme n’est pas un discours, mais une action et un changement de comportements quotidiens», a-t-il rappelé, évoquant les valeurs de fihavanana, de respect mutuel et de solidarité.

Dispositif de pilotage
La stratégie anticorruption 2025-2030 se distingue par la mise en place d’un dispositif de pilotage structuré, assorti de mécanismes d’évaluation continue et de mesures de réajustement en cas de dysfonctionnement. Le Comité de pilotage, co­pré­sidé par le Premier mi­nistre et le président du
CSI, inclut plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre d’Etat chargée
de la Refondation auprès de la République, Hanitra Razafimanantsoa, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, et le ministre de l’Aménagement du territoire, Lylison de René, ainsi que des responsables clés des institutions concernées.
A travers cette nouvelle démarche, l’exécutif affiche sa volonté de faire de la bonne gouvernance un pilier central de la refondation de l’Etat. Le défi reste désormais la transformation des engagements politiques en résultats concrets, afin de restaurer la confiance des citoyens et de bâtir un Etat intègre, au service du développement et du bien-être collectif.

T. Rasam

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