A Toamasina, la spéculation amplifie la crise après le passage dévastateur du cyclone Gezani. Dans la capitale économique de l’Est, le risque de pénurie de carburant, inquiète. Pourtant, les autorités rassurent et appellent au calme.
«Le stock en carburant est suffisant», assure-t-on. Selon les explications de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), relayées par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), la situation reste sous contrôle. Si plusieurs points de distribution demeurent fermés, la cause n’est pas liée à un manque de carburant.
«Une grande partie des stations-service non opérationnelles ont subi d’importants dégâts. Leur réhabilitation relève des compagnies pétrolières», indique une source auprès du ministère. A l’heure actuelle, les gérants s’activent pour remettre en état les infrastructures endommagées.
Ces deux entités précisent que « plus d’une dizaine de camions-citernes ont été chargés depuis samedi matin vers 11 heures, pour livrer la ville de Toamasina ». Les opérations se poursuivent sans relâche. Le même rythme a été maintenu dimanche afin d’assurer l’approvisionnement des stations-service.
Les autorités affirment suivre la situation de près.
« L’OMH et la Direction interrégionale de l’Énergie et des Hydrocarbures (DIEH) de Toamasina effectuent un suivi rapproché », souligne la même source.
L’approvisionnement en eau rétabli
Par ailleurs, les travaux de réhabilitation des réseaux d’eau et d’électricité progressent à Toamasina. Plusieurs quartiers sont déjà alimentés en eau potable. «La distribution d’eau s’étend progressivement la semaine prochaine», indique la Jirama.
Les centrales électriques fonctionnent à capacité partielle. «La production est assurée en grande partie. Le principal défi reste la remise en état du réseau de distribution», précisent les responsables.
Dans la foulée, les lignes moyenne tension (MT) devraient être totalement réparées «aux alentours du 20 mars». En revanche, les lignes basse tension, qui desservent les foyers, nécessitent «une vérification individuelle afin d’éviter tout danger». Des dizaines de milliers de clients sont concernés, ce qui rallonge les délais.
Dans une ville qui peine à se remettre du cyclone Gezani, les responsables appellent la population à ne pas céder à la panique et à faire confiance envers les dispositifs mis en place. Ils exhortent aussi la population à «collaborer avec la Jirama pour sécuriser les câbles tombés au sol».
Arh.




