Pas plus de deux jours après le meurtre d’une mère de famille et son bébé, survenu le week-end à Amparihimanga dans la commune rurale de Maritampona Tsiroanomandidy, les investigations menées par la gendarmerie ont abouti à la fin de parcours pour un suspect et la capture de quatre autres.
De source auprès de la brigade de gendarmerie d’Ambararatabe, de la compagnie territoriale de gendarmerie de Tsiroanomandidy, un suspect a été abattu par balle le week-end dernier tandis que quatre autres ont été appréhendés et sont soumis à une enquête serrée. Les concernés ne sont autres que des personnes du même village que les victimes. Les enquêtes ont révélé un litige au sujet de l’usage d’un terrain agricole comme étant à l’origine de ce crime abominable perpétré vendredi et jeudi derniers.
« La famille victime exploitait un terrain qui n’était pas la sienne. Pour le moment, on ignore si oui ou non, elle avait eu un contrat avec le propriétaire, mais d’après les recherches d’informations, le fils du propriétaire du terrain est sérieusement suspecté d’être derrière le meurtre. Le concerné a été capturé dimanche », indique-t-on.
Les premiers éléments de l’enquête ont révélé qu’il n’était pas seul dans le coup. Alors qu’il conduisait les forces de l’ordre auprès de ses complices, il a sauté de la moto des gendarmes pour prendre la fuite. Ne voulant pas se soumettre aux sommations de s’arrêter, il a reçu une balle qui a conduit à sa mort.
Trois individus sont jusqu’ici placés en garde à vue au niveau de la gendarmerie de Tsiroanomandidy, parmi lesquels le propriétaire du terrain cultivé par la famille. Un autre dont le nom est déjà connu, est soupçonné d’avoir été parmi les auteurs du crime, mais est encore en cavale et recherché.
Pour rappel, vendredi dernier, les victimes la mère de famille accompagnée de ses deux enfants âgés l’un de 4 mois et l’autre de 8 ans, se rendaient au champ lorsqu’ils ont été attaqués par des inconnus. La mère de famille a été tuée, son fils agressé mais a survécu. Le bébé a été emmené par les assaillants avant d’être retrouvé mort égorgé le lendemain matin (samedi) à l’endroit où ils avaient été attaqués la veille.
ATs.




