Viol sur mineur à Vangaindrano: l’agresseur était un condamné

La famille d’un garçon âgé de 8 ans, victime samedi d’un viol à Ampasy Vangaindrano, se demande comment un homme qui n’a pas encore purgé sa peine de 5 ans d’emprisonnement pour viol, peut sortir de prison et récidiver.
La balle est actuellement dans le camp des responsables pénitentiaires de Vangaindrano. Mais dans certaines mesures aussi, la gendarmerie et la police sont tenues d’apporter des explications sur le cas d’un viol sur mineur, survenu le jour de la Saint-Valentin à Ampasy Vangaindrano. Un homme condamné à 5 ans de prison ferme pour viol, a pu agresser sexuellement un garçon âgé de 8 ans.
Les faits se sont déroulés entre 10h et 11h dans l’enceinte du Collège d’enseignement général (CEG) de la localité. Le garçon jouait avec ses amis quand l’individu lui a demandé de l’aider à chercher la clé de « sa » moto. L’enfant a accepté. Après cela, l’homme a envoyé l’enfant acheter des biscuits. L’enfant a toujours obéi vu qu’il le connaissait ne serait-ce que son visage.
Par la suite, l’homme a emmené l’enfant dans une salle de classe vide où il l’a sodomisé. Une fois rentré chez lui, le garçon s’est plaint à sa mère, laquelle l’a immédiatement amené à l’hôpital. Le médecin a alors conseillé la mère de déposer une plainte. Cependant, ni la police, ni la gendarmerie n’ont pris immédiatement leur responsabilité respective. Entretemps, la victime a croisé la route de son bourreau et l’a dénoncé à sa mère.
Les habitants d’Ampasy Vangaindrano connaissaient assez bien l’homme suspecté d’avoir violé le garçon. Il devait encore être en prison après avoir été condamné mais circule librement, soi-disant pour des corvées effectuées hors de l’enceinte pénitentiaire. Il a pourtant récidivé et les responsabilités de tous ceux qui lui ont permis de sortir de prison, sont compromises.

LR

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