Une vive controverse secoue actuellement la Confédération africaine de football (Caf). Samir Sobha, président de la Fédération mauricienne de football et membre du comité exécutif, a publiquement remis en cause la légitimité de Véron Mosengo-Omba, en tant que secrétaire général, en déclarant sans détour que l’avocat suisse-congolais de 66 ans occupe cette fonction de manière illégale depuis le 15 octobre 2025.
L’article 130 du règlement de la Caf est très clair, qui fixe l’âge de la retraite obligatoire à 63 ans, avec la possibilité unique d’une prolongation de trois ans, à la discrétion du président.
Nommé en mars 2021 à l’âge de 61 ans, Mosengo-Omba a bénéficié de cette prolongation accordée par Patrice Motsepe. Mais, cette échéance a expiré le 15 octobre, date à laquelle il a atteint 66 ans. Pour Samir Sobha, « conformément aux statuts, il occupe actuellement son poste illégalement ».
Le dirigeant mauricien va plus loin. Il refuse catégoriquement la présence de Mosengo-Omba aux réunions de la Caf et estime que le secrétaire général n’est plus en mesure de signer des documents ou de prendre des décisions valides.
« J’en appelle au président pour qu’il rectifie cette situation. Nous devons respecter les statuts », insiste-t-il, affirmant que la grande majorité des présidents de fédérations africaines partagent son analyse et souhaitent la nomination d’un secrétaire général pleinement légitime.
Interrogé à l’issue de la réunion du comité exécutif du 13 février à Dar es Salaam, Patrice Motsepe a répondu avec prudence. Selon lui, « la question relative à la retraite était régie par les règles et les principes de gouvernance de l’institution, ajoutant que la Caf prendrait la meilleure décision concernant ses employés ».
Véron Mosengo-Omba, absent de cette réunion pour une urgence familiale en République démocratique du Congo, a échappé à une confrontation directe. Samir Sobha a toutefois assuré que, si le secrétaire général a été présent, il aurait exprimé publiquement son opposition.
Des excuses publiques
Au-delà de ce dossier, Samir Sobha réélu au sein du comité exécutif en mars 2025, a profité de ses récentes prises de parole pour revenir sur un autre sujet brûlant : la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 à Rabat.
A cette occasion, il a présenté des excuses officielles à la Fédération marocaine et au peuple marocain pour « la grande injustice » subie par les Lions de l’Atlas face au Sénégal. Le match remporté 1-0 par les Lions de la Teranga sur un penalty controversé, avait été interrompu quinze minutes après que les joueurs sénégalais eurent quitté le terrain.
Selon Sobha, les règles n’ont pas été appliquées correctement. Tous les joueurs sénégalais auraient dû recevoir un carton jaune. Sans remettre en cause le titre sénégalais « ce qui est arrivé est arrivé », il appelle à reconnaître l’erreur pour apaiser les tensions.
Naisa




