Mondial 2030: les violences policières handicapent l’Espagne

Dans le cadre des débats sur l’attribution de la finale de la Coupe du monde 2030 à l’Espagne, co-organisatrice avec le Maroc et le Portugal, les accusations de violences policières dans les enceintes sportives reviennent au premier plan. Plusieurs incidents impliquant des forces de l’ordre espagnoles ont été rapportés ces derniers mois, souvent par des supporters étrangers, soulignant des tensions récurrentes lors de matchs de football. Ces événements, documentés par des témoignages et des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, interrogent les protocoles de sécurité et le traitement des fans dans les stades ibériques.
C’était le cas au mois de janvier dernier. Des supporters monégasques ont dénoncé des violences policières aux abords du stade Santiago-Bernabéu, avant une rencontre de Ligue des champions. Selon des témoignages relayés, des coups de matraque ont été assénés, provoquant des blessures. Une vidéo diffusée sur X montre le chaos dans les couloirs du stade, avec des fans affirmant n’avoir commis aucune provocation.
Ces incidents récurrents en Espagne pourraient bien faire pencher la balance en faveur du Maroc pour l’organisation de la finale de la Coupe du monde 2030, alors que le débat fait rage entre les deux pays co-organisateurs. La FIFA n’a pas encore tranché, mais le Maroc met en avant ses atouts : une garantie de sécurité renforcée dans les stades, avec des mesures accrues contre le hooliganisme, une présence policière massive lors des grands événements et des investissements en surveillance, comme lors de la récente Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Des observateurs notent un contraste potentiel avec d’autres régions : des scènes similaires en Afrique, par exemple lors d’événements sportifs au Maroc, pourraient susciter une indignation internationale plus marquée, alimentant les critiques sur un « deux poids, deux mesures » dans l’évaluation des pays hôtes par la FIFA. Si les mêmes images de violences policières étaient produites en Afrique, cela aurait sans doute provoqué un scandale international d’une ampleur bien plus grande, avec des appels immédiats à des sanctions et une couverture médiatique mondiale implacable.

Naisa

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