Le KFIM (Komity fanorenana ifotony an’i Madagasikara ou Comité pour la Refondation de Base de Madagascar) place la question d’une nouvelle Constitution au cœur du débat national. Ses responsables estiment que, malgré le soutien dont bénéficie le régime en place, les objectifs fondamentaux du mouvement restent inachevés et nécessitent une refondation institutionnelle en profondeur.
Selon le comité, il ne s’agit pas d’une quête de postes, mais d’un engagement en faveur d’un changement durable. La dissolution de la Constitution de la Quatrième République est évoquée comme une étape vers l’instauration d’un nouvel ordre institutionnel.
Une Charte de la transition a été signée l’an dernier, mais le KFIM insiste sur la nécessité d’un processus souverain, mené sans pression extérieure. Le mouvement appelle ainsi les autorités morales, les acteurs politiques et l’ensemble des forces vives à participer à un dialogue inclusif autour d’une table ronde.
Au total, 116 partis sur 189 ont signé une déclaration commune soutenant le régime tout en réclamant la dissolution de la Constitution actuelle. Ils proposent une feuille de route, la « Charte de la Refondation », présentée comme base de travail pour l’élaboration d’une nouvelle Loi fondamentale.
Pour le KFIM, la situation exceptionnelle du pays exige des mesures exceptionnelles. L’objectif affiché n’est pas une transition politique classique, mais une véritable refondation des institutions avant toute concertation nationale élargie.
N.A




