Autour de la danse, de la peinture, de la photographie et de la création florale, les femmes « Entre elles » se sont donné rendez-vous samedi à la Cité des cultures à Antaninarenina, à l’occasion du 8 mars.
Soutenu par la Fondation BOA, cet événement a vu la participation de femmes de tous horizons. Au programme, plusieurs ateliers artistiques abordant des thématiques liées aux conditions féminines.
« L’idée est d’intégrer l’art dans le quotidien des femmes. Que ce soit à travers la peinture, l’écriture, la danse ou toute autre activité créative, l’important est d’exprimer ce que l’on ressent. Cela contribue à l’épanouissement et au développement personnel », explique Landy Rakoto, coordinatrice de la Cité des cultures.
Elle souligne également la portée symbolique de l’événement. « A travers “Entre-Elles”, nous avons voulu montrer qu’aujourd’hui, se retrouver entre femmes, pour partager, s’exprimer, fait du bien. Ce qui n’était pas le cas auparavant ».
L’ONG Fehikanto, spécialisée dans la promotion de l’art et de la culture, a assuré l’animation et l’accompagnement technique des ateliers. « On n’est pas toujours obligé de manifester dans la rue avec des pancartes, pour revendiquer nos droits. L’art et la culture peuvent aussi être de puissants vecteurs d’expression et de sensibilisation », souligne Henintsoa Rakotomalala, responsable de projet au sein de l’ONG.
En tout, entre 250 et 300 personnes ont pris part à cette journée. Un engouement qui témoigne de l’intérêt croissant pour les espaces d’expression artistique et de partage entre femmes. A l’issue de l’événement, des kits de produits de première nécessité en matière d’hygiène, ont été distribués aux participantes.
Joachin Michaël




