L’opinion se déchaine sur les réseaux sociaux, suite à la suspension du gouvernement et l’annonce de la nomination d’un nouveau Premier ministre. A cet égard, il ne s’agit pas d’un remaniement ministériel « classique », mais d’un véritable changement du gouvernement, avec un nouveau casting. Et le communiqué de la Présidence parle de lui-même, le chef de l’Etat va changer de Premier ministre.
A vrai dire, c’est la suite logique du processus d’évaluation des membres de l’Exécutif, après deux mois d’activité, menant vers le remaniement ou le changement du gouvernement, annoncé par le président de le Refondation, il y a quelques mois de cela. Cette procédure s’inscrit parfaitement dans ce cadre. D’ailleurs, plus d’un commence à se demander, pourquoi ce remaniement tarde à venir ?
Sauf que cette suspension intervient au moment où la Gen Y hausse le ton dans une attitude d’opposition partisane manifeste, en menaçant de descendre dans la rue pour exiger la démission du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo. Une prise de position soudaine des milléniaux contre le gouvernement, comme s’il y avait anguille sous roche et d’autres personnes tirent les ficelles, avec pour mot d’ordre, la chute du gouvernement. Même leur cadet, la Gen Z semble perplexe devant cette prise de position soudaine des milléniaux contre le gouvernement, à l’heure où le processus de Refondation commence à prendre forme et dans un contexte d’urgence humanitaire face aux dégâts laissés par le cyclone Gezani.
Ce regain d’intérêt de la Gen Y pour la vie politique suscite des interrogations et alimente les spéculations, certains allant même jusqu’à dire que cette génération est devenue un instrument politique dans la main des politiques ayant du mal à avoir la mainmise sur l’Exécutif. Visiblement, le pragmatisme de Herintsalama Rajaonarivelo dérange certains habitués à avoir les bras longs. Et si cela ne tenait qu’à eux, ils ont manigancé une motion de censure à l’Assemblée nationale.
Si les partis politiques et même la société civile réclament l’accélération du processus de concertation nationale, loin d’être sur sa lancée pour le moment, les milléniaux exigent la démission du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo, récemment faisant l’objet d’une évaluation après deux mois d’activité, dont le sort entre les mains de Michaël Randrianirina, sera connu bientôt.
A la veille du remaniement ou du changement du gouvernement qui devrait avoir lieu bientôt, c’est clair que cette exigence revêt une pression politique forte dont la finalité est de faire tomber le gouvernement, pour pouvoir propulser leur marionnette à la tête de l’Exécutif. Quelques ministres ne sont pas à la hauteur des attentes et c’est le gouvernement qui devrait rendre son tablier. D’ailleurs, toute décision politique liée aux nominations aux hauts employés de l’Etat, ne relève pas exclusivement du gouvernement et du Premier ministre.
A vrai dire, la réalité n’est pas aussi rouge qu’ils veulent faire croire. Et ce ne sont pas les fonctionnaires qui vont dire le contraire et même la communauté internationale, en l’occurrence les partenaires techniques et financiers qui ont accordé leur confiance au gouvernement actuel.
Rakoto




