Mines : le potentiel freiné par des blocages persistants

La Chambre des Mines de Madagascar salue les efforts engagés par le gouvernement sortant pour relancer le secteur minier. L’organisation professionnelle reconnaît des avancées institutionnelles récentes. Mais elle regrette l’absence de mesures concrètes permettant de débloquer les permis miniers, un point crucial pour les investisseurs.

Depuis plus de 15 ans, les autorités malgaches affirment leur ambition de faire des ressources minières un moteur du développement économique. Toutefois, les résultats restent limités. «Aucunes avancées concrètes n’ont permis de matérialiser la levée effective du gel des permis miniers», souligne la Chambre des Mines de Madagascar dans un communiqué publié hier.
Selon l’organisation, certaines mesures positives ont été prises ces derniers mois par l’administration minière sortante. Le retour progressif à la délivrance normale des permis figure parmi les avancées notables. Ces initiatives ont contribué à restaurer la confiance des acteurs du secteur. Elles ont aussi permis d’améliorer la prévisibilité des activités minières dans le pays.
La Chambre des Mines met également en avant les progrès liés à la finalisation de la réforme du cadre légal. Celle-ci fait suite à la révision du Code minier en 2023. Le processus a inclus des concertations avec différentes parties prenantes. Il a aussi conduit à l’élaboration de plusieurs textes réglementaires, notamment ceux relatifs à la loi sur les Grands Projets d’Exploitation Minière et aux Fonds miniers d’investissement social.

Madagascar reste en retrait
Pour la Chambre des Mines, ces réformes traduisent «le leadership et l’engagement dont a fait preuve l’administration minière dans la conduite des réformes structurantes». Elles ont contribué à relancer une dynamique longtemps attendue par les opérateurs du secteur.
Malgré ces progrès, l’organisation estime que Madagascar reste en retrait dans la valorisation de son potentiel minier. Les blocages accumulés au cours des 15 dernières années ont freiné de nombreux projets. «Les efforts conséquents engagés ces derniers mois doivent désormais être consolidés», insiste la Chambre.
L’organisation appelle ainsi les autorités à poursuivre les réformes et à garantir la continuité des actions engagées. Elle estime qu’une mise en œuvre rapide et efficace des mesures adoptées permettra d’éviter un ralentissement des projets en cours.
Enfin, la Chambre des Mines réaffirme sa disponibilité pour travailler avec l’État et les partenaires du secteur. «Nous demeurons pleinement engagés à promouvoir un développement durable et mutuellement bénéfique du secteur minier à Madagascar», conclut-elle.

Arh.

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