Une question d’autant plus légitime que, il semble que l’on
s’achemine un peu plus vers le laisser-aller. Certes, le fait que tout le monde puisse s’exprimer est une bonne chose. Mais, ces derniers temps, cela devient de plus en plus inquiétant.
Comme en témoigne cette de collégiens du CEG 67 Ha qui s’est récemment descendue dans les rues de la capitale. Ils ont investi la place du 13 Mai. Courant et criant dans les rues, ils réclamaient la démission du directeur de leur établissement. La circulation a d’ailleurs été perturbée sur les axes empruntés, notamment à Analakely. Les rues étaient complètement bloquées, impossible de passer. Les élèves couraient et criaient dans tous les sens, témoigne un passant.
Dans les faits, la revendication ne vient pas uniquement des élèves. Les enseignants soutiennent également cette demande. Les élèves, de leur côté, affirment avoir été contraints de verser 3 000 ariary pour la construction de nouvelles infrastructures, lesquelles ne seraient toujours pas visibles. Jusque-là, tout va bien car l’origine de la manifestation semble légitime.
Là où le bât blesse, c’est que ce genre de manifestation ne correspond nullement à des élèves en classe de collège, non seulement par rapport à la sécurité, mais aussi au regard de la nature même de la mobilisation. Jusqu’ici, ceux qui se manifestent sur cette place le font plutôt contre le régime, et donc contre l’État, dans une forme d’appel à se faire entendre. Ce qui est loin d’être le cas ici. Comment peut-on en arriver là ? Comment des enseignants peuvent-ils laisser des enfants manifester à Analakely ? C’est dommage d’en arriver à cette situation car il existe encore du chemin 67ha et Analakely. Et donc, ils auraient dû trouver un moyen de les stopper. Mais apparemment ce n’est pas le cas et c’est inquiétant.
En tout cas, depuis que le mouvement « Gen Z » a pris de l’ampleur en septembre de l’année dernière, tout le monde semble se croire autorisé à donner son avis sur tout. Certes, c’est bien pour la démocratie mais ce n’est pas forcément bien pour le pays. Il suffit de voir l’exemple de deux hauts responsables de l’Avion civile de Madagascar s’écharper devant tout le monde et sur les réseaux sociaux. Ce qui est loin d’être reluisant pour l’image d’une institution de renom. Ceci, il faudra bien savoir où l’on va car jusqu’ici la direction n’est pas très visible.
Rakoto




