Sorti de sa réserve jeudi dernier, le Corps des sous-officiers des Forces armées de Madagascar (Cosofam) justifie sa prise de position par un “contexte de tensions” et des “soupçons de tentative de coup d’Etat”, évoqués par son président.
Intervenant devant la presse samedi, son président national, l’adjudant Louisiet Razafinandrianatrehana, explique cette sortie médiatique par « les troubles dans le pays », évoquant un environnement politique tendu.
« Nous ne tolérerons aucune tentative de coup d’Etat », prévient le Cosofam, face aux tensions politiques et aux risques de déstabilisation. Dans un communiqué publié jeudi dernier, la structure met en garde contre toute tentative de trouble à l’ordre public, sur fond de rumeurs persistantes susceptibles d’alimenter un climat d’incertitude.
Louisiet Razafinandrianatrehana alerte également sur « l’existence d’individus aux orientations contraires au développement du pays », perçus comme une menace pour la stabilité des institutions. Selon lui, « certains éléments au sein même des forces armées nourriraient des velléités de coup d’Etat », faisant planer le risque de divisions internes.
Face à cette situation, le corps appelle à la vigilance et insiste sur la nécessité de préserver la cohésion au sein des forces. Il réaffirme, dans le même temps, son soutien au régime en place et sa détermination à s’opposer à toute prise de pouvoir par la force.
S.A.




