Guinée équatoriale : Madagascar, une nouvelle diplomatie énergétique

En visite en Guinée équatoriale, le président malgache, le colonel Michaël Randrianirina, a placé la question énergétique au cœur de ses échanges avec son homologue équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. A ce sujet, Madagascar affiche sa volonté de nouer des partenariats stratégiques, pour développer son potentiel pétrolier.

Invité dans le cadre du Sommet Afrique-Pacifi­que, le chef de l’Etat malgache a salué la performance de la Guinée équatoriale, devenue une référence continentale, grâce à l’exploitation maîtrisée de ses ressources en pétrole et en gaz. Le champ pétrolier à Malabo, l’un des plus grands sites d’extraction en Afrique pouvant produire 14.500 barils par jour, que la délégation malgache a visité, illustre l’essor du secteur pétrolier en Guinée équatoriale, devenu un moteur de développement et de croissance économique.
Face à ce constat, Michaël Randrianirina ne peut s’empêcher de demander, pourquoi Madagascar n’arrive pas à reproduire un modèle similaire, alors regorgeant d’importants gisements pétroliers encores largement sous-exploité. Dans cette perspective, le président a insisté sur la nécessité d’identifier des partenaires techniques et financiers capables d’accompagner le pays dans l’exploration, la transformation et la valorisation de ces ressources.
L’accent a également été mis sur l’appui aux investissements d’efficacité énergétique, sans pour autant écarter d’autres secteurs de coopération comme la pêche, le tourisme ou les échanges commerciaux ainsi que des projets concrets et structurants, susceptibles de générer des retombées économiques durables.
A travers cette démarche, les autorités malgaches affichent une ambition claire : faire du secteur pétrolier un levier de croissance, en s’appuyant sur des partenariats solides pour transformer un potentiel encore inexploité en véritable moteur de développement économique.
De son côté, le président équato-guinéen a encouragé une approche pragmatique, axée sur des partenariats opérationnels. Cette vision a été partagée par la partie malgache, qui entend sécuriser les investissements, renforcer la gouvernance du secteur extractif et mieux valoriser ses ressources naturelles.
Dans un contexte où Madagascar cherche également à renforcer sa position sur la scène africaine, notamment vis-à-vis de l’Union africaine, cette visite apparaît comme une étape stratégique. Elle ouvre la voie à une coopération Sud-Sud axée sur le transfert de compétences et le développement de projets énergétiques d’envergure.

N.A

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