Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est en cours à Antananarivo, pour évaluer les programmes économiques soutenus par l’institution. Conduite par Constant Lonkeng Ngouana, cette délégation examine simultanément les troisième et quatrième revues de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Fonds pour la résilience et la durabilité (FRD).
Les travaux ont débuté hier avec une réunion interministérielle réunissant les principaux responsables économiques, énergétiques et environnementaux, ainsi que Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Cette mission s’attelle notamment à faire le point sur les performances de 2025 et à ajuster la trajectoire des réformes économiques menées dans la Grande île.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, met l’accent sur l’ambition du gouvernement. «Nous affichons nos engagements, pour ancrer durablement la stabilité macroéconomique et surtout placer l’humain au cœur des politiques publiques», a-t-il déclaré.
Dans cette démarche, les indicateurs économiques font l’objet d’une évaluation. Mais les discussions portent également sur les défis structurels identifiés. Les autorités cherchent à renforcer la mobilisation des recettes fiscales, à améliorer la qualité des dépenses publiques et à consolider la gouvernance. «Parmi les priorités figurent la transparence, la stabilité monétaire et l’intégration des enjeux climatiques», a précisé le ministère.
A noter que cette mission combine deux échéances initialement distinctes, après le report de la revue prévue en novembre 2025. Ce regroupement a été décidé afin de rattraper le retard et d’évaluer globalement les progrès réalisés.
Quid des financements ?
Le succès de cette revue conditionne le déblocage de financements importants. Les décaissements prévus atteignent plus de 36 millions de dollars par étape, sous réserve du respect des engagements. Ceux-ci concernent notamment des réformes telles que l’intégration du budget climatique, la refonte du Code de l’eau ou encore la suppression des subventions aux carburants.
Une mission technique menée en janvier avait déjà souligné les attentes du FMI. «La poursuite des programmes dépendra d’un accord sur les perspectives de croissance et d’un rattrapage du retard accumulé», avait indiqué l’institution. Elle avait également insisté sur «le renforcement des recettes fiscales et l’amélioration de la gouvernance», ainsi que sur la nécessité de redresser la compagnie nationale
d’électricité.
Pour les autorités malgaches, «Les dispositifs FEC et FRD sont essentiels pour accompagner la transformation économique du pays». Malgré les défis, «nous poursuivrons les efforts avec une approche cohérente et transversale», a assuré l’exécutif.
Arh.




