A l’occasion du 11ᵉ Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), du 27 au 29 mars à Malabo (Guinée équatoriale), la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, a réitéré le plaidoyer des autorités malgaches en faveur de la levée de la suspension de Madagascar, des activités de l’Union africaine (UA).
Dans un discours volontariste, la cheffe de la diplomatie malgache a mis en avant les efforts déployés par le régime de Refondation, pour restaurer la stabilité institutionnelle et consolider la gouvernance. « Madagascar est résolument engagé dans une dynamique de refondation », a-t-elle souligné, insistant sur les réformes en cours.
La ministre, Alice N’ Diaye a aussi adressé un message aux partenaires africains. Les conditions sont désormais réunies pour une réintégration pleine et entière de Madagascar au sein de l’organisation continentale. Cette démarche nécessite l’adhésion des Etats membres, appelés à soutenir cette requête dans un contexte régional marqué par des exigences accrues en matière de gouvernance démocratique.
La prise de parole de Madagascar intervient également dans un environnement international en mutation, où les alliances entre pays du Sud prennent une certaine importance. En réaffirmant son engagement au sein de l’OEACP, le pays veut démontrer sa détermination à rester un acteur actif de la coopération Afrique-Caraïbes-Pacifique. De cette manière, il renforce sa légitimité diplomatique sur le continent africain.
Derrière ce discours engagé, les enjeux sont de taille. La levée de la suspension par l’Union africaine dépend non seulement de la volonté des dirigeants à tenir leurs engagements, mais aussi de leur mise en œuvre effective. Pour Madagascar, il est temps de transformer cette offensive diplomatique en résultats concrets, capables de convaincre les chefs d’Etat africains.
En portant ce plaidoyer sur la scène internationale, Madagascar veut reconquérir toute sa légitimité et retrouver sa place dans le concert des nations africaines. Et en ligne de mire, la tribune de la 80e Assemblée générale des Nations Unies, un passage obligé pour tout régime en quête de légitimité internationale.
Tivo Rasam




