Concours d’entrée à l’ENMG: les candidats craignent le retour du système de quotas

Près de trois mois après la suspension des épreuves orales du concours d’entrée à l’École Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG), les candidats admissibles sont toujours dans l’expectative. A ce jour, aucun calendrier de reprise ni communication officielle, n’a été défini, selon un communiqué publié par les candidats, qui expriment également leurs inquiétudes face à un éventuel retour d’un système de quotas, au sein de la magistrature.
Selon les candidats concernés, cette situation floue alimente les spéculations, à tel point que les critères de sélection des candidats, sont maintenant au cœur du faux débat, notamment la pratique de l’équilibre régional dans les concours administratifs.
Ils rappellent qu’auparavant, plusieurs responsables de l’ENMG ont insisté sur l’importance de la sécurisation du concours, la transparence du processus et la sélection fondée sur le mérite, écartant toute logique de quotas. Les autorités judiciaires ont même soutenu cette position.
De ce fait, certains candidats estiment qu’un éventuel changement d’orientation pourrait remettre en cause le principe d’un recrutement exclusivement basé sur les performances.
Concernant l’enquête sur la fuite de sujets, à l’origine de la suspension des épreuves orales, les décisions judiciaires rendues ont établi la responsabilité des personnes mises en cause. Les candidats admissibles affirment, pour leur part, ne pas être concernés par cette affaire.
Sur le plan institutionnel, le recrutement des magistrats demeure un sujet sensible, dans un contexte où les besoins en ressources humaines dans le secteur de la justice restent importants. Plusieurs observateurs soulignent que toute réforme du processus devrait préserver à la fois la crédibilité du concours et la confiance dans l’institution judiciaire.
En attendant une communication officielle, les candidats appellent les autorités compétentes à clarifier rapidement la suite du concours, afin de lever les incertitudes et de préserver la sérénité du processus de recrutement. Ils ont même interpellé le président de la Refondation, Michaël Randrianirina.

S.A

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