Après un an de Refondation : le spectre d’un remaniement…

Octobre pourrait réserver une surprise, pour redonner un souffle nouveau à la Refondation. Quelques semaines après les consultations politiques organisées à Iavoloha, du 1er au 8 septembre, l’hypothèse d’un remaniement revient au centre des débats dans les milieux politiques.

Mais pour l’heure, pas de modification de la composition du gouvernement, en vue. Ni le chef d’Etat ni le chef du Gouvernement n’ont confirmé cette hypothèse d’un remaniement. Mais les prises de position politiques constatées depuis quelques temps renforcent l’idée qu’une telle éventualité pourrait se produire.
Les consultations d’Iavoloha étaient officiellement consacrées à la préparation des prochaines élections. Partis politiques, regroupements, organisations de la société civile et autres forces vives avaient été conviés à participer aux échanges. Des rencontres entre le colonel Michaël Randrianirina et plusieurs anciens chefs d’État, ont bouclé cette série d’entretiens.
De leur côté, plusieurs formations politiques insistent sur la nécessité de réformer en profondeur le cadre électoral avant tout retour aux urnes. La refonte des listes électorales est déjà engagée et le programme de la Refondation prévoit également une révision de la gouvernance électorale, pouvant concerner l’organe chargé d’organiser les scrutins, la juridiction électorale et la législation applicable.
Le VMFR pousse le raisonnement plus loin. La plateforme conduite par José Rakotomavo et Jean Ignace Randria­nirina réclame un accord politique suffisamment large pour assurer la stabilité et permettre la poursuite des réformes.
« Les conditions économiques, sociales et politiques restent fragiles, malgré les efforts engagés par le pouvoir », estime Jean Ignace Randrianirina.

Etroitement liés

C’est dans ce contexte que la question gouvernementale refait surface. A mesure que certaines forces politiques affichent leur volonté de participer davantage à la conduite des affaires publiques, l’éventualité d’un élargissement ou d’une recomposition des membres de l’Exécutif, devient plausible. D’autant que quelques jeunes du mouvement Gen Z, sous la houlette du Dr Karine, mais également de Mikolo, affichent depuis plusieurs jours leur volonté à intégrer le gouvernement.
Mais les divergences restent importantes. Une partie des acteurs privilégie un retour rapide à l’ordre constitutionnel et le respect du calendrier électoral. Le colonel Michaël Randrianirina a encore indiqué que les élections doivent se tenir en 2027 et que les consultations politiques ont précisément pour objectif de parvenir à un accord sur les conditions de leur organisation, sans prolonger indéfiniment la situation actuelle.
Le principal enseignement de l’après-Iavoloha est donc clair. Les consultations ont ouvert les discussions, mais on attend encore l’acte politique. Réforme électorale, accord politique, calendrier de la transition et éventuelle recomposition gouvernementale sont désormais étroitement liés.

Tivoi Rasam

Partager sur: