Semences fourragères: Madagascar veut un système plus performant

L’Institut international de recherche sur l’élevage (Ilri) a réuni divers acteurs à Antsirabe. Cet atelier national, organisé dans le cadre du projet de Résilience des Systèmes alimentaires (FSRP) à Madagascar, vise à créer un Groupe de travail national sur les fourrages. Il cherche ainsi à améliorer la disponibilité, la qualité et l’accessibilité des semences et du matériel végétal fourragers.
Les institutions publiques, la recherche, le secteur privé et les ONG étaient représentés. Parmi eux figuraient le Service officiel de Contrôle des Semences et matériel végétal (Soc), le Fofifa, FIifamanor, le ministère de l’Élevage, le Madagascar Dairy Board, la Fao et AVSF. Des producteurs multiplicateurs de semences ont aussi pris part aux échanges.
Car nourrir le bétail reste un enjeu majeur pour l’élevage malgache. Produire davantage de fourrage exige donc des semences performantes. Ces variétés doivent, de plus, convenir aux conditions locales et parvenir aux éleveurs au bon moment.

Vers un système semencier plus performant
Pour y parvenir, les participants ont partagé leurs expériences et identifié les principaux blocages. Ils ont notamment insisté sur le renforcement des procédures d’évaluation, d’homologation et d’inscription officielle des variétés fourragères. Avec le Soc, ils ont ensuite relevé les lacunes techniques et réglementaires. Leurs propositions alimenteront une première version des directives.
Les discussions ont aussi porté sur la production, le contrôle de qualité et la certification des semences. L’ambition est de bâtir un système plus performant, au service des éleveurs et des producteurs.
Cet atelier marque ainsi une première étape. Les travaux posent les bases techniques des futures directives et fixent les actions prioritaires. Le Groupe de travail national servira ensuite de cadre de collaboration.
Enfin, l’Ilri et ses partenaires veulent améliorer durablement la disponibilité des fourrages. Ils entendent également renforcer la productivité de l’élevage et soutenir les moyens de subsistance des producteurs.

Arh.

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