L’Antoko Repoblikana Nasionalista (ARN) conteste la célébration du 14 octobre 1958, qu’il juge incompatible avec la Refondation. Dans une déclaration consacrée à cette date, le parti dénonce la persistance de mécanismes de dépendance hérités de la colonisation et appelle les autorités à respecter les revendications du mouvement du 25 septembre 2025.
Pour justifier sa position, l’ARN met en avant la République de Namorona, qu’il présente comme une expérience républicaine malgache antérieure à 1958. Selon le parti, elle aurait été fondée le 2 avril 1947 dans le Sud-Est de Madagascar, à l’initiative de Malgaches engagés dans la lutte contre la domination coloniale. Il considère cet épisode comme un jalon important de l’histoire politique nationale, qui mérite davantage de reconnaissance.
L’ARN remet également en question la portée du processus de décolonisation engagé après la Seconde Guerre mondiale. Il estime que l’indépendance n’a pas mis fin à toutes les formes de dépendance envers l’ancienne puissance coloniale. Le parti rapproche cette analyse des revendications du mouvement du 25 septembre 2025, notamment du rejet du maintien au pouvoir d’Andry Rajoelina en raison de sa nationalité française, qu’il cite parmi les motifs de contestation.
Sur le plan historique, la formation politique considère ainsi que le 14 octobre 1958 ne peut être présenté comme le point de départ de l’expérience républicaine malgache. Elle rappelle les différentes luttes anticoloniales, des Menalamba au MDRM, en passant par le mouvement de 1947. Elle estime que la célébration de cette date ne doit pas occulter les combats menés par les Malgaches contre la domination coloniale.
L’ARN aborde aussi les modalités de célébration du 14 octobre. Alors que le statut de cette journée suscite des interrogations, le parti met en garde contre le coût économique d’un éventuel jour chômé et payé. Il avance une perte de 235 milliards d’ariary pour le produit intérieur brut (Pib), sans toutefois détailler le calcul qui fonde cette estimation.
En conclusion, l’ARN appelle les autorités de la Refondation à rompre avec les mécanismes de dépendance qu’il dénonce et à rester fidèles aux revendications du 25 septembre 2025. Les changements annoncés doivent se traduire par une véritable transformation politique, en mémoire des victimes du mouvement.
S.A.





