Intelligence artificielle : les médias malgaches vers une charte éthique

Une dizaine de journalistes issus de différents médias ont participé, du 13 au 15 octobre à Tana 2000 Ankorondrano, à une formation sur l’Intelligence artificielle (IA) et l’éthique dans le journalisme. Organisée par Action Média francophone internationale (Amfi) et Action Média francophone de Madagascar (AMFM), en partenariat avec le Gepim, cette session a fait émerger un projet de charte adaptée aux réalités médiatiques malgaches.
Face à la place grandissante de l’IA dans les rédactions, l’enjeu est de définir les règles d’un usage responsable. «On sait que cet outil est devenu une nécessité, peut-être absurde, mais ça fait partie surtout des réalités des journalistes, à Madagascar comme ailleurs. Cela dit, c’est toujours l’être humain, et en l’occurrence le journaliste, qui doit être le maître, le seul qui décide. L’idée est d’éviter de tromper le public et de préserver l’éthique pro­fessionnelle», souligne Raoto Andriamanambe, formateur et membre de l’AMFM.
Pour Loïc Hervouet, formateur et président de l’Amfi, les travaux doivent aboutir à une charte, mais également à un guide abordant les dimensions technique, éthique et économique de l’IA. «A Madagas­car comme dans les médias internationaux, l’IA commence à remplacer certaines tâches liées à certains postes», constate le formateur. «Pour autant, elle ne remplacera jamais le journalisme, car celui-ci ne consiste pas à répéter ce qui a déjà été dit, mais à trouver et à raconter chaque jour quelque chose de nouveau. Je crois donc qu’elle peut être un outil permettant un gain de temps considérable, ainsi qu’un outil de rediffusion», con­clut-il.

Joachin Michaël

Partager sur: