La lutte contre le banditisme urbain s’intensifie. L’attaque à main armée à Anosibe dans la matinée du 14 octobre, ayant coûté la vie à Nandrindra Mamitoky Njaratiana alias Toky, était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ainsi, un présumé fournisseur d’armes à feu aux bandits est tombé sous les balles de son complice, avant-hier soir, quand la police a mené une intervention à Manarintsoa.
Les coups de feu ont retenti pendant une trentaine de minutes, avant-hier vers 22h à Manarintsoa Isotry. Un présumé fournisseur d’armes à feu, capturé par la police un peu plus tôt et conduit au repaire de son complice, est tombé sous les balles de ce dernier durant les échanges de tirs. Un pistolet automatique de marque Makarov, désigné comme l’arme du crime lors de l’attaque au marché d’Anosibe il y a deux semaines, a été retrouvé lors du ratissage de la zone.
Tout a commencé par les aveux de Mamenosoa alias Kelindaty, le présumé assassin de Toky, capturé à Betroka dans la soirée du 19 octobre. Le concerné étant conduit à Anosy pour faire l’objet d’une enquête serrée à la Brigade criminelle section 4 (BC4), a en effet dénoncé ses complices, dont le fournisseur de l’arme du crime. Arrêté par la suite avec un pistolet de fabrication locale muni d’une balle de calibre 7,65 mm, ledit fournisseur d’armes à feu a confié aux enquêteurs l’emplacement de l’un de ses « clients » qui détenait le Makarov.
Recherches intensives
Le fait est que le suspect en question changeait constamment d’adresse, mais qu’une maison sise à Manarintsoa était l’une de ses cachettes. Les éléments de la BC et du Service antigang (Sag) ont alors pris en filature le concerné depuis avant-hier après-midi en compagnie de son informateur. Vers 22h, les suspect est tombé nez à nez avec les policiers. Sans vouloir obtempérer, il a ouvert le feu en premier, ce qui a enclenché la fusillade de plusieurs minutes.
Durant les échanges de tirs, le fuyard a touché par balles, par inadvertance, son propre complice qui a guidé les policiers à l’endroit. Dans sa fuite, il a laissé tomber dans les couloirs le Makarov. Ses poursuivants ont perdu sa trace, mais ont pu saisir l’arme à feu. De son côté, le blessé a perdu la vie à cause de la perte excessive de son sang, malgré les efforts de la police pour le sauver.
Le Makarov et le pistolet de fabrication artisanale sont saisis comme pièces à conviction. La police poursuit les recherches intensives d’autres membres de cette bande et particulièrement celui qui a réussi à passer entre les mailles du filet des limiers, avant-hier soir. Elle les conseille de se rendre de leur plein gré pour atténuer leur peine. Quant à Mamenosoa alias Kelindaty, il est encore retenu à la BC à Anosy pour les besoins de l’enquête.
LR





