Liberté d’expression : des journalistes se disent préoccupés

La 101e place de Madagascar dans le classement établi par Reporter sans frontières (RSF), laisse certains journalistes perplexes. A l’approche des élections, ces derniers sont préoccupés par la tournure des évènements. Ils appellent alors l’Etat à redoubler d’efforts.

C’est lors d’un atelier de renforcement des capacités et d’échanges, organisé hier à Antani­nare­nina par l’Observatoire Safidy, qu’une quarantaine de journalistes, animateurs, techniciens issus de différents organes de presse dans toute l’île, ont exprimé leurs préoccupations concernant certaines restrictions, en matière de liberté d’expression, mais aussi de manifestation. Ils ont également soulevé les problèmes relatifs à l’accès aux sources d’informations institutionnelles et publi­ques.
« Jusqu’à maintenant, la loi sur l’accès à l’information, un des engagements phares de l’actuel Gouvernement à travers le ministère de la Communication et de la Culture, n’a pas encore été adoptée sans aucune explication valable », ont-ils fait savoir. La précampagne a également été évoquée, notamment le manque de base légale devant l’encadrer, laissant champ libre à certains politiciens prendre de l’avance sur les autres.
A tout cela s’ajoute aussi la prolifération des fakenews ainsi que la polarisation des organes de presse, néfaste aux actions d’éducation et de communication électorale. Pour Safidy, les journalistes ont le droit d’exercer en toute sécurité.
Les professionnels des médias exhortent alors toutes les parties prenantes, notamment le gouvernement à déployer plus d’efforts pour « pallier ces manquements », mais également pour respecter les engagements de Madagascar vis-à-vis du Pacte international relatifs aux Droits civils et politiques, de la Charte africaine des Droits de l’homme et des peuples ou encore de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

T.N

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