Journée mondiale de l’environnement: « Solutions à la pollution plastique »

Sous le thème « Solutions à la pollution plastique », Madagascar a célébré la Jou­rnée mondiale de l’Environnement (JME) hier à Toamasina, la capitale économique de Madagascar et non moins une ville fortement industrialisée qui subissent également les effets des déchets plastiques.

«La pollution étant l’une des trois grandes crises planétaires, avec le changement climatique et la perte de la Biodi­versité, des solutions présentent un intérêt majeur non seulement pour protéger l’Environnement, mais également pour parvenir à un véritable développement durable », déclare la ministre de l’Environnement et du développement durable, Marie-Orléa Vina.
Chaque année à Madagascar, la quantité de déchets plastiques augmente de 2%. En 2015, la Grande île Madagascar a produit 36.689 tonnes de déchets plastiques tous genres confondus. Ils représentent 4% des ordures ménagères, mais largement suffisantes pour dégrader l’écosystème, contaminer les océans, obstruer les canaux d’évacuation d’eaux et provoquer des inondations.
Au niveau mondial, l’humanité produit plus de 400 millions de tonnes de plastique par an, dont un tiers n’est utilisé qu’une seule fois, selon le représentant du Pnud, le résident adjoint Isidore Agbokou. Il a aussi indiqué que chaque jour, l’équivalent de plus de 2.000 camions de déchets plastiques, est déversé dans les océans, rivières et lacs.
« Il est temps d’agir et de prendre conscience de l’ampleur de ce fléau. De travailler ensemble afin de trouver des solutions durables au bénéfice des générations futures », recommande la ministre de l’Environnement et du développement durable, Marie-Orléa Vina. Et de préciser, « le coût de correction de tous les impacts négatifs de la pollution plastique, est plus élevé que celui de la mise en place de systèmes de lutte et de gestion adaptés ».

Engagement

Dans ce contexte et pour faire face aux multiples impacts écologiques et socio-économiques, Madagascar s’est offi­ciellement engagée à agir, à travers sa participation à différentes réunions internationales, dont l’Assemblée des Nations unies pour l’Environnement (UNEA 5.2) et la 18e session de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement.
En effet, suite à ces rencontres dont la dernière s’est tenue à Paris la semaine dernière, différentes résolution ont été adoptées, dans le but de mettre en place un instrument international juridiquement contraignant pour atténuer la pollution plastique et constituant ainsi un pas important vers l’éradication de ce fléau.

Centres de tri de déchets

Comme solution durable entrant dans le cadre de la mise en œuvre de l’emploi vert, l’Etat par le biais du Medd, a mis en place trois centres de tri de déchets, dont celui de Toamasina qui sera bientôt opérationnel. Il aura la capacité de transformer 200 tonnes de déchets par jour, incluant les plastiques tout en produisant des composts, des pavés et des briques autobloquants et même du charbon écologique.
« Rien que dans la région Atsinanana, 138 points de vente sont déjà prêts à vendre les produits de ce centre », fait savoir la ministre Marie-Orléa Vina.
Pour information, diverses activités ont été menées pour marquer cette célébration. A commencer par un carnaval durant lequel les gestes écologiques ou écogestes ont été particulièrement soulignés à titre de sensibilisation. Les sociétés et entreprises partenaires du Medd dans la préservation de l’environnement ont exposé à travers une cinquantaine de stands leurs contributions, notamment leurs programmes environnemental et social ainsi que leurs politiques de responsabilité environnementale et sociale.

Sera R.

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