Présent à Paris, à l’occasion du sommet pour un nouveau pacte financier mondial, le président de la République, Andry Rajoelina, a plaidé pour une collaboration efficace entre l’Etat et le secteur privé pour faire face aux impacts du changement climatique.
Une piste de solution. « Le secteur privé joue un rôle fondamental dans notre quête de solutions durables face aux défis du changement climatique », a déclaré le chef de l’Etat, Andry Rajoelina, hier, lors de la table ronde portant sur le thème « Renforcer le rôle du secteur privé pour relever les défis du développement et du climat par la transformation des systèmes alimentaires ».
Le sommet ambitionne d’établir un nouveau consensus dans le système financier international plus solidaire, en vue de faire face aux conséquences du changement climatique. Le chef de l’Etat a soutenu que le secteur privé constitue, à l’heure actuelle, un levier d’action vers la croissance économique, portée par la création d’emplois et l’innovation.
De ce fait, « Il est donc crucial de renforcer et structurer la collaboration entre le secteur privé et l’Etat pour permettre une transformation durable de nos systèmes alimentaires », a-t-il ajouté. Il a pris comme exemple le programme étatique « Fihariana » qui encourage les entrepreneurs agricoles à travers des subventions pour l’acquisition des intrants et la mise en place de dispositifs de financement de projets à taux bonifié.
« Nous mettons également l’accent sur la formation des femmes et des jeunes dans ce secteur, avec la mise en place de nos centres de formation agricole présents dans plusieurs régions de la Grande Île, et le démarrage récent d’une formation de masse incluant des métiers agricoles » en prenant comme illustration le projet « Titres verts », a poursuivi Andry Rajoelina.
Toujours dans le cadre de la collaboration avec le secteur privé, le président a mentionné que l’Etat malgache est à pied d’œuvre, pour créer un environnement favorable aux investissements privés dans le secteur agricole avec des mesures incitatives, entre autres, la simplification et la digitalisation des procédures administratives, et la promotion de l’accès au foncier.
« Le secteur privé joue un rôle clé dans le développement du secteur agricole, afin de lutter contre la pauvreté, la famine, et atteindre la sécurité alimentaire », a-t-il martelé tout en invitant les acteurs du secteur privé à contribuer à cette transformation durable. « Avec 38 millions d’hectares de terres arables, Madagascar affiche un potentiel agricole considérable », a-t-il souligné.
J.P