L’ancien président de l’Ordre des journalistes de Madagascar (OJM), James Ramarosaona, a pris part au deuxième dialogue national de la Ceni récemment au Novotel. Prenant la place de l’actuelle présidente de l’OJM, Monica Rasoloarison alors occupée à des activités professionnelles et avec l’aval de celle-ci, il n’a pas été un simple figurant.
Après son expérience d’une dizaine d’années au sein du défunt Conseil national électoral (CNE) et parmi les fondateurs de la Ceni en 2010, il est intervenu sur le volet communication électorale. Il a spécifié que l’éducation électorale, la sensibilisation des citoyens et la communication doivent être regroupées dans un seul pack. «Les moyens et fonds destinés à ce pack reviennent de droit à la Ceni, responsable de toutes les opérations électorales», a-t-il déclaré, soulignant au passage le projet de «Renforcement des processus électoral et démocratique à Madagascar (RPEDEM)» du Pnud.
En d’autres termes, James Ramarosaona a fait allusion au prochain basket fund des partenaires financiers avec une sollicitation de prioriser la Ceni sur l’aspect communication : «la Ceni pourra ainsi bien coordonner les activités des organisations de la société civile impliquées dans le processus électoral». Pour la transparence, il pense que la Ceni doit offrir une place d’un commissaire du fonds au Pnud.
James Ramarosaona n’a par ailleurs pas caché son indignation face à certaines accusations gratuites et politiques contre les membres de la Ceni. Sur ce, il a précisé que la mise en place de la Ceni est un long chemin démarré depuis 2003, grâce à un financement de l’Union européenne au profit de la République malgache. «Penser et inciter à supprimer la Ceni est une grave erreur !», a-t-il martelé.
Recueillis par J.P