Après la mise en place du « Guichet unique d’exportation de l’or et d’autres métaux précieux, de pierres précieuses et de pierres fines », l’administration minière est en train de définir la valeur de référence de l’or. Une étape nécessaire relative à la reprise officielle de l’exportation de l’or, pour Madagascar.
Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) et celui des Mines et des ressources stratégiques (MMRS), ont d’ores et déjà sorti un arrêté interministériel fixant la valeur de référence de l’or définie selon sa pureté prescrite par les normes imposées par le London Bullion Market Association (LBMA), les coûts à déduire en matière d’affinage et de transport ainsi que les charges des opérateurs supervisées par la commission bancaire.
« Cette valeur de référence de l’or en ariary par gramme, dépendra également du cours du dollar et de l’ariary, soit la parité dollar/ ariary, deux jours avant la date de dépôt des dossiers d’exportation au niveau du Guichet unique à l’exportation (GUE), plus les 3% pour les banques », a-t-on expliqué dans le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi 30 août.
Après la levée de l’interdiction d’exportation de l’or au mois de mars, le MMRS aa annoncé au mois de mai l’ouverture de la réception des dossiers de « demande d’agrément de comptoir » pour les promoteurs. Les opérations d’exportation suspendue depuis le 25 septembre 2020 ne reprendront toutefois pas dans l’immédiat, à en croire les récentes explications d’Olivier Herindrainy Rakotomalala, ministre des Mines et des ressources stratégiques devant la presse hier.
La suspension à cause de la multiplication des cas d’exportations clandestines et le non rapatriement de devises issues des exportations légales, a été levée. Mais, cette reprise ne sera pas synonyme de gabegie et sera soumise à des normes auxquelles devraient se conformer tous les acteurs de la filière.
Par ailleurs, le dépouillement des dossiers de demande d’agrément, s’ensuivra, tout en tenant compte de plusieurs critères de validation, en particulier sur les obligations de rapatriement de devises.
Arh.