Secteur minier: le projet Taratra plaide pour plus d’impact sur la population

Depuis son implantation dans la région Atsimo-Andrefana, le projet Taratra mène des actions pour que la population profite de l’exploitation des ressources naturelles. Cette fois-ci, le projet met l’accent sur le secteur minier.

Le projet Taratra, initié par la Conférence des évêques catholiques de Madagascar en 2009, œuvre pour que l’exploitation mi­nière profite au développement économique de la région Atsimo Andrefana. Dans cette optique, le projet Taratra a choisi d’implanter une antenne dans l’Atsimo-Andrefana en prenant en compte le fort potentiel de la région en matière de ressources stratégiques comme l’ilménite, le zircon ou les pierres fines.
Tous les trimestres, le projet organise dans le cadre de ses actions une conférence-débat autour des exploitations minières locales. Celle tenue dans la salle Basia Toliara a vu en fin de semaine la participation des représentants de l’Etat, des forces de l’ordre, des communautés locales, des leaders religieux et des organisations de la société civile.

Retombées
socioéconomiques
«La région dispose de tous les atouts pour tirer profit des exploitations minières. Ces projets miniers ne seront que bénéfiques pour le développement économique de la région et l’amélioration des conditions de vie de la population locale». En résumé, c’est la vision partagée par les di­verses parties prenantes à la conférence. La majorité des participants était unanime face au fait que les recettes des industries extractives devraient apporter un développement socioéconomique à la population dans et autour des zones d’exploitation.
Pour le projet Taratra, en tant qu’intermédiaire et médiateur, l’objectif est atteint au vu de la participation active des différentes parties prenantes. La conférence-débat a permis de répondre aux questions relatives aux impôts et fiscalités miniers comprenant l’impôt synthétique (5%) dont 95% reviennent aux collectivités territoriales décentralisées, l’impôt sur le revenu, la TVA ou encore l’IRSA.

Le cas de Base Toliara
Visiblement, les discussions sur les projets miniers dans l’Atsimo Andrefana ne peuvent omettre le projet Base Toliara. Cette compagnie minière avait déjà payé des droits d’enregistrement de centaines de millions d’ariary auprès du Service ré­gional de l’Entreprise. En effet, les terres exploitées par ces sociétés minières ont été achetées, soit auprès des personnes privées, soit au­près de l’État. Ce qui vaut un droit d’enregistrement au­près du fisc.
Le père Jacques, du diocèse de Toliara, figurait par­mi les intervenants de la con­férence. Membre du projet Taratra, il a affirmé qu’ils suivent de près le projet de Base Toliara. L’implantation de ce projet minier à Ranobe To­liara a, rappelons-le, divisé la population locale. Actuelle­ment, les membres du réseau de Taratra dans cette localité jouent le rôle d’intermédiaire conformément aux formations qu’ils ont reçues.

Arh.

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