Ordre des architectes malagasy :« Consulter un architecte ne fait pas partie de notre culture »

Lors d’une table ronde, hier au Solimotel Anosy, l’Ordre des architectes malagasy a insisté sur l’importance d’une construction soucieuse du respect des normes et valeurs culturelles.

« 80% des constructions n’ont pas de permis de construire à Antananarivo. A titre de rappel, toute construction au-dessus de 150m², aussi bien à titre particulier que sur le domaine public ou privé, nécessite l’intervention d’un architecte assermenté. C’est loin d’être le cas dans la Capitale. Faire appel à un architecte ne fait pas partie de notre culture, alors que c’est d’une importance vitale dans une ville propre, organisée et sécurisée », a noté en substance Fara Rahoelia­rivahy, la nouvelle présidente de l’Ordre des architectes malagasy, en mar­ge d’une table ronde portant sur la politique na­tionale qualité dans la construction et l’architecture.
Il faut souligner que l’architecte en qualité de créateur, est avant tout un artiste. La profession fait donc partie de la grande famille des arts. A Madagascar l’Ordre des architectes est toujours sous la tutelle du ministère de l’Aménagement du territoire et des services fonciers, bien que la direction de l’architecture et de l’urbanisme au sein du département, ait été supprimée depuis la deuxième République, selon toujours notre interlocuteurs.
« L’essence même de cette réunion, est d’informer l’autorité que l’ordre des architectes existe, en tant qu’acteurs d’une construction durable », a-t-elle conclu. L’Ordre des architectes malagasy a été créé en 1993 par voie d’ordonnance. Lors de sa récente assemblée générale, l’Ordre compte sur son tableau, 60 architectes assermentés.

Joachin Michaël

Partager sur: