Michaël Arivony n’est plus à présenter aux passionnés de musique classique à Madagascar. Le baryton malgache a obtenu une bourse à Londres pour continuer à apprendre le chant lyric. Actuellement reconnu à l’international, le jeune inspire le réalisateur Chirstian Béguinet dans ses deux films : « Comme un Oiseau » et « Michaël en Bal(l)ade ».
«Je voudrais démontrer des choses belles », relate le réalisateur. Une conférence de presse s’est tenue, mardi, à l’Institut français de Madagascar (IFM).
Christian Béguinet est un habitué de la Grande île en effectuant du tourisme depuis une vingtaine d’années. Il a sillonné à moto les villes et régions et a découvert les jeunes talents du pays, surtout dans le domaine de la musique.
« Madagascar est une pépinière de chanteurs qui pourrait être un piège à film », relate-t-il. Au fil du temps, il a rencontré Michaël Arivony, avec un cursus qui mérite d’être valorisé. « Le monde est déjà triste. Je voudrais filmer quelque chose de beau. Et j’ai retrouvé ce critère chez Michaël Arivony qui réunit à la fois le talent, l’ambition…», explique-t-il.
Des messages véhiculés
Les films renferment plusieurs messages destinés aux jeunes Malgaches qui désirent percer dans le monde professionnel de la musique. « Pour commencer, les artistes devraient d’abord avoir du talent, puis de la discipline et l’habilité ou l’adaptation à la pratique », ajoute Hubert Rakotoarivony, consultant d’entreprise présent lors de la conférence de presse. Ces trois caractères sont nécessaires si l’on souhaite faire une longue carrière, notamment à l’étranger. Ils sont ainsi expliqués dans le film.
«Nous rencontrons beaucoup d’obstacles comme les moyens financiers, le manque de structure adéquate en particulier au niveau du gouvernement pour soutenir les talents à se développer davantage, ainsi que notre éducation », regrette-t-il. Selon ses explications, nous nous focalisons sur l’intelligence « scolaire », sans trop nous préoccuper de l’intelligence « sensorielle » qui pourtant, permettra aussi de valoriser le talent d’une personne. « Dès qu’une voiture démarre, un bon mécanicien reconnaît qu’elle est en bon état. Et c’est cette intelligence que nous devrons détecter », ajoute-t-il.
Christian Béguinet concocte déjà un autre long métrage après ce deuxième film, mais cette fois-ci sur un chef d’orchestre. « Comment arrive-t-il à harmoniser tout un orchestre composé de plusieurs musiciens en contrôlant aussi chacun de leurs gestes ? », se demande-t-il.
Holy Danielle




