Restitution de la COP 28: déblocage de 700 millions de dollars

En collaboration avec Friedrich Ebert Stiftung (FES), le ministère de l’Environnement et du développement durable (Medd) a organisé hier, au Carlton Anosy, un atelier de restitution de la participation de la délégation malgache à la 28e Conférence des parties (COP 28) aux Emirats Arabes Unis, du 30 novembre au 12 décembre 2023. « A titre de transparence et de redevabilité », a souligné le nouveau ministre de l’Environnement, Max Fontaine Andonirina, lors de l’ouverture de cet atelier.

La confirmation du déblocage de 700 millions de dollars à titre de fonds spécifiques sur les pertes et dommages liés au changement climatique au bénéfice des pays les plus vulnérables a été particulièrement soulignée durant cette restitution. « De par sa vulnérabilité à cause de ce changement, Madagascar devrait figurer parmi les premiers pays bénéficiant de ce fonds », a indiqué Max Fontaine Andoni­rina.
Durant cette COP 28, les pays participants se sont en­gagés à limiter le réchauffement à +1,5°C et à éliminer progressivement l’utilisation des combustibles fossiles d’ici 2050. Madagascar a eu éga­lement son propre pavillon dans la « Blue zone ». Il a servi de vitrine pour la promotion des partenariats, notamment concernant les crédits carbones. En outre, l’Alliance des jeunes « Aika » a pu partager ses réflexions sur la COP 28, le premier du genre dans l’histoire de la COP.

Sept axes stratégiques

Durant cet événement, le ministre Max Fontaine Ando­ni­rina a aussi dévoilé les 7 axes stratégiques de son département. Entre autres, la promotion de l’économie verte et de l’économie bleue, incluant les impacts des investissements sur le changement climatique, tout en soulignant la mise en œuvre de la diplomatie verte. « Notre objectif est de mettre Madagascar au premier plan sur la scène internationale dans la lutte contre le changement climatique. Nous allons montrer que nous sommes un pays ouvert aux solutions », a souligné le ministre.
Il y a également l’acquisition de mécanismes de financements innovants en complémentaire des mécanismes habituels ainsi que la lutte contre la pollution et sur le changement climatique, la reforestation incluant l’extension des aires marines à protéger et la création de nouvelles aires protégées terrestres. Sans oublier la valorisation du capital humain et des recherches ainsi que la lutte contre la corruption avec la tolérance zéro.

Sera R.

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