Sommet Corée-Afrique: Madagascar bénéficie de l’Aide publique au développement

L’ouverture officielle du sommet Corée-Afrique s’est tenue hier au centre de conférence Kintex à Séoul, la capitale de la Corée du Sud. 52 pays africains ont participé à ce sommet, y compris Madagascar.

Lors de ce sommet, la Corée a exprimé sa volonté d’augmenter l’aide financière, ou « Aide publique au développement » (APD), aux pays africains jusqu’à 10 milliards de dollars.
Le président coréen Yoon Suk Yeol a ouvert la cérémonie par un discours. Moha­med Ould El-Ghazaouani, président de la Mauritanie et président par intérim de l’Union africaine (UA), a pris la parole par la suite, suivi de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine (CUA) ainsi que les présidents des pays et les chefs d’État. Le sommet Corée-Afrique dure deux jours et se terminera ce jour. Le thème principal de ce sommet est « L’avenir que nous construisons ensemble : Croissance partagée, durabilité et solidarité ». Lors de ce sommet, la Corée a exprimé sa volonté d’augmenter l’aide financière, ou « Aide publique au développement » (APD), aux pays africains s’élevant à 10 milliards de dollars. Cette aide s’adresse à de nombreux secteurs tels que les infrastructures, la santé et l’éducation, et Madagascar en bénéficiera. L’un des sujets discutés lors de ce sommet est également l’intention du gouvernement coréen d’augmenter à 14 milliards de dollars les subventions liées à l’exportation de marchandises de la Corée vers les pays africains. Cette mesure encouragera les en­treprises coréennes à accroî­tre leurs investissements sur le continent africain.
Dans son discours à ce sommet, le président Andry Rajoelina a salué cette coo­pération fondée sur une croissance partagée et une solidarité. Il a mis en avant le modèle de développement économique de la Corée comme source d’inspiration pour l’Afrique, tout en mettant en avant les atouts de Madagascar dans sa propre voie vers l’émergence. Rajoe­lina a exprimé le désir de Madagascar de renforcer cette coopération afin de valoriser le potentiel du pays, notamment dans les secteurs du tourisme, des mines et des ressources natu­relles, tout en préservant la biodiversité. Le président a également réitéré l’appel à l’unité des dirigeants africains et a indiqué que la richesse et le potentiel de l’Afrique nécessitent une coopération et une unité renforcées pour aller de l’avant.
Après la matinée, une rencontre bilatérale entre le président malgache Andry Rajoelina et le président coréen Yoon Suk Yeol a eu lieu. Le président Rajoelina a confirmé la volonté de Ma­da­gascar de renforcer la coopération multilatérale avec la Corée. Madagascar a ainsi demandé à bénéficier d’une part plus importante de « l’aide publique au développement » que la Corée alloue au continent africain, qui sera portée à 10 milliards de dollars jusqu’en 2030. L’un des sujets proposés par le président Rajoelina est le recrutement de travailleurs malgaches pour travailler en Corée dans le cadre du programme “Employment procurement system” (EPS). D’autre part, le président coréen a commencé son discours en abordant le partage des innovations en matière de techniques agricoles. L’ouverture du dialogue pour réaliser le projet EPS a également été discutée. Le but de ce programme de travail est de pouvoir envoyer 1 000 Mal­ga­ches par an, pendant 5 ans, travailler en Corée.
Le président Andry Rajoe­lina a conclu son voyage en Corée avec la signature d’un « Mémorandum d’accord » concernant le secteur minier entre Madagascar et la Corée. Le ministre des Mines et des ressources stratégi­ques, Rakotomalala Olivier Herindrainy, a signé au nom de Madagascar, tandis que le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’énergie, Cheong In Kyo, a signé au nom de la Corée.
Cet accord porte sur le transfert de technologie et d’expérience dans la recherche et l’extraction de « minéraux critiques » essentiels à la construction des équipements nécessaires à la transition vers les énergies renouvelables, également appelée Transition Energétique, ainsi qu’au développement du numérique.

F.M

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