En concert promotionnel de son deuxième album fraîchement intitulé « Madafaka », samedi à l’IFM Analakely, le groupe Da Hopp a proposé un métissage musical unique en son genre, à travers le rap et les sonorités traditionnelles malagasy.
Du groupe Da Hopp, on croît tout savoir et portant, il a surpris ses inconditionnels admirateurs samedi, en révélant une autre facette de son art. Habituellement accompagnée de son DJ Yatang, sur scène, la bande à Tax, Ben J et Jento s’est entourée cette fois-ci de Manou à la basse, Antsaly à la batterie à Ralph à la guitare.
Pendant quelques tours d’horloge, le groupe a livré un spectacle éclectique devant un public nettement plus clairsemé, tout en fredonnant ses plus grands succès comme « Aza mijanona mandihy » ou encore « Kay Le an ah ». Le trio enchaîne avec les rythmes endiablés de « Tiako anao » de Papa James.
« Ce tube, diffusé à l’époque sur la chaîne nationale, a bercé toute notre vie. Il fallait qu’on le chante sur scène », se remémore Tax. « Masoandro », dont l’instrumental a été composé par l’ingénieur du son Aina Rasamoelina à l’orée de 2003, a particulièrement mérité un bis.
Le public de l’IFM a également eu droit à un extrait de son nouvel opus « Madafaka », une belle galette de 16 titres, qui célèbre la musique du Sud. « Nous avons utilisé du sampling, autrement dit des échantillons de musique aux saveurs du tsapiky et du beko. Le contexte sociopolitique constitue notre sujet de prédilection. Des figures majeures de la musique malagasy à l’image de Ma & Xhi, Olombelo Ricky, Vahombey, et Remanindry, ont apporté leurs conseils pour aboutir à ce projet murement étudié », détaille Ben J.
Joachin Michaël




