Le ministère de la Sécurité publique (MSP) assouplit certaines des conditions exigées pour l’obtention du passeport malagasy.
Lors d’un point de presse hier, le Directeur des renseignements, du contrôle de l’immigration
et de l’émigration (DRCIE) auprès du MSP, le commissaire Jean Yves Rémi Andrianarivelo, a annoncé la suspension, entre autres, de l’exigence de la lettre d’hébergement pour les citoyens qui veulent voyager à l’étranger. Cependant, les usagers doivent encore fournir une attestation du motif de voyage à l’extérieur. Des documents indispensables selon le MSP, en vue de prévenir, à titre d’exemple, les cas de traites de personnes.
« Nous voulons éviter que des femmes malagasy soient à nouveau les cibles de ces pratiques illégales, comme ce fut le cas il n’y a pas longtemps. C’est pourquoi, une attestation d’inscription dans un établissement d’enseignement est exigée pour les étudiants souhaitant étudier à l’étranger, si une attestation d’emploi suffit pour les travailleurs», a expliqué le DRCIE.
Lutte contre le cyber proxénétisme
A en croire les explications du DRCIE, certaines personnes qui exploitent des jeunes filles à travers la prostitution en ligne, exigent le numéro de passeport des victimes. Ce numéro de passeport permet aux cybers proxénètes, de faciliter la « vente » des filles à l’étranger. C’est d’ailleurs suite à cette forme de traite de personnes que les autorités ont suspendu la délivrance de passeports à une certaine période. Puis, depuis la reprise de la délivrance de passeport le 23 mars, les demandes ont doublé. Actuellement, le traitement de 200 à 300 demandes est en cours auprès du Service des passeports.
Par ailleurs, le ministre de la Sécurité publique, le contrôleur général de police, Rodlys Rafanomezantsoa a effectué hier une visite au niveau du Service des passeports. Il a ainsi donné des consignes pour accélérer la délivrance de cette pièce d’identité. La lenteur administrative pourrait en effet encourager les usagers à faire appel aux services des rabatteurs. En tout cas, des mesures ont été déjà prises à l’encontre de personnes malintentionnées, selon le DRCIE. A souligner que le droit d’acquisition du passeport reste inchangé : 190.000 ariary, payable uniquement au niveau du Service des impôts.
Tsilaviny Randriamanga