Fistule obstétricale : le coût moyen du traitement est de 600 dollars

Chaque année à Madagascar, on compte 4.000 nouveaux cas de fistule obstétricale. La majorité des femmes victimes n’ont pas les moyens de s’offrir une intervention chirurgicale car le traitement coûte cher.

«Le coût moyen du traitement de la fistule obstétricale s’élève à quelque 600 dollars par patiente, de l’opération aux soins et soutien post-opératoires, incluant également, les frais de prise en charge de la patiente et de transport pour se rendre dans la capitale», souligne le Pr. Yoël Rantomalala, chirurgien urologue du Centre hospitalier universitaire Ra­voahangy Andrianavalo­na (CHU-JRA), hier dans les locaux du Pavillon Sainte Fleur Anosy.
A cause des traitements trop onéreux, faute de moyens financiers, des mil­liers de femmes souffrant de fistules obstétricales, sont abandonnées à leur sort et exclues de la communauté. «Certaines vivent avec des fistules depuis une trentaine d’années», regrette le Pr. Yoël Rantomalala.
La fistule se définit com­me «une perforation de la paroi vaginale qui communique avec la vessie ou le rectum à la suite d’un travail d’accouchement long et difficile. Elle se manifeste par une perte d’urines et parfois de matières fécales par le vagin engendrant une souffrance physique, morale, psy­cholo­gique et sociale».
Campagne de réparation gratuite
Vingt-cinq femmes âgées de 16 et 50 ans, issues de cinq régions (Analamanga, Vatovavy, Fitovinany, Vaki­nankaratra et Bongolava) souffrant de fistule obstétricale, bénéficieront de chirurgie réparatrice dans le cadre d’une ré­paration gratuite, au Pavil­lon Sainte Fleur du 8 au 18 mai.
C’est le fruit de la coopération entre le ministère de la Santé publique, l’UNFPA, le royaume de la Norvège, l’Ordre de Malte et Opéra­tion Fistula. Les frais de déplacement, la consultation, l’opération, l’hospitalisation jusqu’au rétablissement, sont pris en charge. «L’objectif est d’offrir des soins chirurgicaux gratuits afin qu’elles puissent retrouver leur dignité», indique le représentant adjoint de l’UNFPA à Madagascar. No­tons que Madagascar enregistre chaque année plus de 4.000 nouveaux cas de fistule obstétricale.

Fahranarison

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