La révision du Code minier figurera à l’ordre du jour de la session ordinaire, adopté par les députés hier à Tsimbazaza. Le projet de loi sera passé à la loupe les 11 et 12 mai. Le Centre de recherches et d’appui pour les alternatives au développement de l’océan Indien (Craad-OI), attire ainsi l’attention des parlementaires sur l’importance du sujet.
« Nous appelons les législateurs et les citoyens à faire preuve de vigilance, à bien peser les différents aspects et à ne pas accepter toutes les propositions sans discernement », annonce-t-il par communiqué mardi.
Depuis la dernière révision du texte en 2005, « différentes parties prenantes ont fini par se ranger à l’avis d’une organisation européenne qui avait écrit en 2012 que Madagascar était l’eldorado des compagnies minières et pétrolières en raison des avantages trop importants que le Code minier accordait aux entreprises », selon toujours le Craad-OI.
Apparemment, des grandes sociétés minières s’opposeraient aux « changements proposés par l’Etat ou par la société civile », poursuit-il. Craad-OI déplore ainsi le manque de communication sur le sujet et met en garde les concernés.
L’expérience des autres pays dans le monde a montré que l’exploitation des ressources minières abondantes ne suffit pas à développer un pays, elle peut accroître la pauvreté dans le cadre de la «malédiction des ressources naturelles». Le Centre appelle ainsi les parlementaires à faire preuve de vigilance durant l’examen et l’adoption du texte au Parlement.
T.N




