Le taux de la vaccination de routine chez les enfants de moins de 2 ans, a baissé de 74% contre 90% en 2019, à Toamasina, de source auprès du Service de la promotion de la santé de la Direction régionale de la santé publique (DRSP) Atsinanana.
D’après les explications, plusieurs rumeurs et fausses informations sur les effets des vaccins, continuent de prendre de l’ampleur. Du coup, les parents hésitent et refusent catégoriquement de vacciner leurs enfants. Même, la vaccination contre le Covid-19 n’y échappe pas.
«Malgré la sensibilisation en porte-à-porte, beaucoup de gens font vivre les rumeurs qui attisent la peur du vaccin dans nos quartiers», déplore une agente communautaire de la Parcelle 22/12 Androranga, du Fokontany Dépôt Analakininina, Hanitranirina Hagay. Certains véhiculent que les vaccins nuisent à la fertilité.
«Beaucoup de personnes n’osent pas venir se faire vacciner à l’hôpital de peur qu’on les retienne de force», fait savoir de son côté le médecin-chef de Toamasina I, le docteur Fatouma. En effet, selon les rumeurs, celui ou celle qui présente les symptômes de la grippe, serait enfermé de force.
Gestion des rumeurs
Dans un tel contexte, le ministère de la Santé publique renforce sa stratégie de communication en collaborant avec les professionnels des médias. L’objectif est de mener une campagne de sensibilisation à travers des productions d’articles afin de convaincre la population de se faire vacciner. Grâce à l’intervention d’«Internews», une organisation internationale travaillant dans le développement des médias, un renforcement des capacités des journalistes sur la gestion des fausses informations et des rumeurs, s’est déroulée récemment à Toamasina.
Les généralités sur la stratégie nationale de la vaccination et ses circuits, notamment la chaine de froid et les messages clés, étaient aussi au programme. Cette formation a reçu l’appui de l’Agence américaine pour le développement (Usaid) à travers le programme «Impact» dont la mise en œuvre est à la charge de l’ONG «Population services international (PSI)».
Sera R.




