Circulation dans la capitale: les infractions en hausse

Les infractions commises par les automobilistes tananariviens sont en hausse par rapport au mois précédent, selon une source auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).

A commencer par le transport en commun où les taxi-be sont en tête en enregistrant 3 à 4 contraventions par jour. Les infractions concernent en général les papiers incomplets et le non-accomplissement de la visite de conformité. Viennent ensuite les poids lourds avec 4 à 5 infractions par semaine pour le non-respect des horaires de circulation, l’utilisation de l’autorisation «Projet présidentiel» pour transporter illégalement du remblai et des marchandises prohibées.

A ce sujet, la CUA rappelle l’arrêté interministériel n° 11350/2015 qui fixe les horaires de circulation des camions dans la ville d’Antananarivo. Les camions de plus de 16 tonnes ne doivent circuler qu’entre 21 h et 5 h. Les moins de 16 tonnes de 9 h à 11 h, de 13 h à 15 h et de 21 h à 5 h. Seuls les camions munis d’autorisation délivrée par la CUA ont le droit de circuler en dehors de ces horaires. Le non-respect de cet arrêté peut conduire à la mise en fourrière. A noter toutefois que cet arrêté ne concerne pas les camions de la Jirama et les camions-citernes transportant du carburant.

Sept taquets d’arrêt par jour
L’immobilisation par taquet d’arrêt n’est pas en reste dans cette hausse à raison de 7 cas par jour contre 5 auparavant. Tous les stationnements irréguliers qui gênent la circulation en créant des embouteillages, comme le fait de se garer sur le trottoir ou dans un stationnement interdit et de réparer un véhicule au beau milieu de la rue, sont sanctionnés par un «taquet d’arrêt».

«L’insuffisance des stationnements dans la capitale n’est pas une excuse pour commettre des irrégularités», a souligné la CUA. Elle rappelle que lors de la procédure d’immobilisation par taquet d’arrêt, un autocollant portant le numéro du téléphone d’un responsable de la SMGD ou de la DTMU est fixé sur le pare-brise du véhicule. Le chauffeur n’a qu’à appeler ce numéro pour s’acquitter de sa contravention. En cas de non-paiement, on procédera de suite à la mise en fourrière du véhicule.

Sera R.

Partager sur: