Raviver la flamme du patriotisme

« Vous faites partie d’une génération molle. Rien de plus », a tonné, récemment un enseignant face à ses étudiants dans une université. Il voulait, sans aucun doute, inciter le dynamisme et la  vivacité de ses étudiants qui, à la veille de la célébration du retour de l’indépendance, ne pensent qu’à leur confort et bien-être au détriment du bien commun. Il faut reconnaître que la jeunesse des années 1970 ne se ressemble pas à celle des années 2000, rapport au contexte et au comportement. Comme l’a souligné récemment le chef de l’Etat, en effet, il est toujours nécessaire de rappeler à la jeune génération ce qu’est le patriotisme et de raviver cette flamme.
Et pas seulement à la veille de la célébration du 26 juin, mais dans la vie de tous les jours. Car le patriotisme, le vrai, ne repousse d’autres mais de faire en sorte que l’identité de soi ne se perde pas. Rien à voir avec l’extrémisme. Cela passe évidemment par le respect de la levée du drapeau et de l’hymne national. Il est patent de constater que lorsque l’hymne national est chanté dans les bâtiments administratifs, il est rare de voir des gens s’arrêter en guise de respect. Et c’est dommage car si on minimise l’importance du drapeau, notre identité manque de considération à l’égard des autres.
C’est d’autant plus urgent que dans le contexte actuel, notamment après la période de la pandémie, tout le monde se concentre sur ce qui lui est propre, de la production locale, de sa souveraineté et de son indépendance. Il ne s’agit nullement de repli sur soi mais de conscience qu’à certains moments, on ne peut compter que sur ses ressources.

Rakoto

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