Durant les grandes vacances, la fondation H à Ambatomena propose diverses activités pour éduquer le grand public à l’art. Après un mois de juillet chargé, elle revient pour un autre programme durant ce mois d’août.
Comme l’a dit l’écrivain Fiodor Dostoïevski «L’art sauvera le monde». La fondation H compte non seulement soutenir les artistes malgaches en leur proposant un espace pour s’exprimer, mais aussi éduquer le grand public à l’art.
Mais, ce n’est pas facile étant donné que le programme scolaire n’inclut pas cette discipline. Ainsi, la fondation profite de cette période de vacances pour proposer gratuitement au grand public, divers ateliers et séances de formation.
Des ateliers au programme
Le site accueille actuellement la grande exposition de l’artiste et experte en tisserande Madame Zo, intitulée «Bientôt Je Vous Tisse Tous». Certaines des activités tournent autour de ce sujet.
La fondation H propose, chaque mercredi à partir de 14 heures, un atelier dénommé «Hay» réservé aux enfants de 6 à 12 ans. Le thème sera axé sur le tissage de fibres naturelles à la main. La première séance se tiendra ce jour.
Les 5 et 12 août, elle organisera l’atelier créatif parent-enfant durant lequel, les participants s’initieront au tissage. Par ailleurs, le 19 août, elle invitera le public intéressé au tissage en duo, en parlant des œuvres de Madame Zo.
Et enfin, le 26 août, se tiendra une présentation des recherches plastiques de l’artiste Héloïse Thiburce qui adoptera le sujet «Valorisation Du Patrimoine Végétal».
La compréhension de l’art contemporaine
Durant ces ateliers, l’idée est de faire comprendre, notamment aux jeunes, la beauté de l’art, dont l’art contemporain à travers le tissage, comme les chefs-d’œuvre de Madame Zo. La grande exposition est ouverte durant cette année, pour que chacun puisse avoir le temps d’admirer et de comprendre les démarches artistiques de la tisserande.
Ibrahim Mahama, artiste ghanéens et fondateur de Savannah centre for contemporary Art au Ghana, a donné ses impressions professionnelles sur les œuvres de Madame Zo. «Je ne connaissais pas du tout Madame Zo. (…) Elle propose des tissages relationnels en plus de ses travaux sur divers matériaux (…). Je n’ai jamais vu un artiste travaillé comme ça et c’est inspirant», relate-t-il.
Holy Danielle




