Nouveau rebondissement dans l’affaire Omda. Une bonne poignée d’artistes ont dénoncé hier, chez Jao’s Pub Ambohipo, ce qu’ils appellent « l’ingérence » du ministère de la Communication et de la culture dans les affaires internes de l’Office malagasy du droit d’auteur.
Le conseil d’administration de l’Omda, placé sous la présidence de Francis Razafiarison, a approuvé lors de sa dernière réunion en date du 21 juillet, la collaboration avec l’entreprise Manoova, qui se charge notamment du dépôt d’œuvres des artistes dans un logiciel de normes et de la perception du droit d’auteur sur les plateformes de streaming musical.
« Les artistes représentés par Dama et Jaojoby ont rencontré hier (NDLR : mardi) la société Manoova, à l’issue de laquelle, il est convenu que ce processus de digitalisation doit être mis en stand-by avant la promulgation de la proposition de loi sur l’Omda. L’urgence, c’est de mettre la lumière sur les zones d’ombre dans les affaires internes de l’office », note en substance Princio.
Lenteur administrative
Le Senat a adopté avec modifications, fin juin, la proposition de loi n° 002-2022/PL du 1er juin 2022 portant refonte de la loi n° 94-036 sur la propriété littéraire et artistique, présentée par le député Paul Bert Rahasimanana, élu à Antananarivo IV. Dans cette optique, le texte passera de nouveau à l’Assemblée nationale en octobre.
« Nous plaidons pour le respect de la procédure législative en cours. La stabilité et l’apaisement tant voulus au sein de cet organisme garant du droit d’auteur, dépendent entièrement de l’issue de cette proposition de loi. Nous ne sommes pas contre le progrès. La technologie est indispensable à l’ère du tout numérique, mais il s’avère également important de considérer certains éléments fondamentaux », ajoute Bodo.
Jaojoby, quant à lui, dénonce une lenteur administrative sur la répartition des droits d’auteur. « La machine devrait aujourd’hui tourner à plein régime après la nomination du directeur de l’Office malagasy du droit d’auteur par le président de la République », conclut-il.
Joachin Michaël




