Palais d’Andafiavaratra : le patrimoine culturel et naturel sur le tapis

Le Palais d’Andafiavaratra a abrité hier une réunion de haut niveau ayant trait à la mise en œuvre de la convention de 1972 concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel. Le dossier de proposition d’inscription de l’église catholique d’Ambodifotatra figure parmi les points abordés à l’ordre du jour.

Comme il est d’usage, l’Etat malgache a soumis en 2018 ce bien culturel sur des listes indicatives au Centre du patrimoine mondial avant la soumission de proposition d’inscription. En 2022, des experts internationaux ont déjà réalisé les études en amont afin de caractériser les composantes de la valeur universelle exceptionnelle de la première église catholique à Madagascar et les sites avoisinants. Cinq ans après de longues démarches, le ministère de la Communication et de la culture dénonce la lenteur de la procédure d’inscription.
« L’essence même de cette table ronde de haut niveau, qui rassemble les acteurs de la valorisation du patrimoine, est justement de discuter des vrais problèmes et débattre des vraies solutions afin que les choses puissent changer », souligne Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de la Communication et de la culture, qui a convoqué une deuxième réunion ce vendredi à la Bibliothèque nationale de Madagascar à Anosy.
Présent en qualité de chef secteur Culture du bureau multisectoriel régional de l’Unesco à Nairobi, Masanori Nagaoka, a affiché sa volonté d’épauler Madagascar dans sa démarche. « La soumission des propositions d’inscription de biens sur la liste du patrimoine mondial relève d’une responsabilité partagée entre le gouvernement, les organisations non gouvernementales, les académies, les médias et la population. La raison de ma mission à Madagascar est justement de tout faire pour appuyer le pays à atteindre ses objectifs », a-t-il dit.
Madagascar, en tant qu’Etat-partie à la Convention sur la protection du patrimoine mondial culturel et naturel du 16 novembre 1972, compte seulement trois sites classés patrimoine mondial, à savoir les Tsingy de Bemaraha, les Forêts humides de l’Atsinanana et la Colline royale d’Ambohimanga. Les projets de nomination de l’Ecar Ambodifotatra et des forêts sèches de l’Andrefana sont en cours de préparation. Pour ce dernier, les réponses du Comité du patrimoine mondial devraient être connues d’ici le mois de septembre.

Joachin Michaël

Partager sur: