Hier au temple FJKM Faravohitra s’est déroulé le dernier hommage à Solofo Andry Andriamanantena (AS Andry) avant que le maître de la pyrogravure sur bois ne soit inhumé le jour même dans son caveau familial à Anjanahary.
Immensément honoré par la présence de la famille, les proches et les collègues membres de l’Union des poètes et écrivains malgaches, le cortège funèbre est arrivé à la FJKM Tranovato Faravohitra vers 13 heures. Le pasteur Guershom Daniel Andriamampianintsoa, qui a conduit le culte de grâce durant cet après-midi dominical, a particulièrement souligné l’engagement et la foi de cet artisan d’excellence envers Dieu.
La chorale Amboarampeo Faravohitra a conclu avec émotions ce moment de recueillement sur les notes de « N’inona n’inona hitranga Jesoa », illustre composition de Georges Andriamanantena, aussi connu sous le nom de plume de Rado.
« La famille Andriamanantena, en plus d’être un fervent croyant du temple FJKM Tranovato Faravohitra, partage une histoire commune avec cet édifice cultuel. Rappelons que le révérend Gaston Andriama-nantena y a consacré un long parcours pastoral de 1925 à 1968. La chorale Amboarampeo Faravohitra avait aussi l’exclusivité des compositions de son fils Rado, avant que celles-ci ne figurent dans les cantiques de la FFPM », se remémore Jocelyn Ramanoelina, président de la Chorale Amboarampeo Faravohitra.
L’association Havatsa-Upem dit avoir perdu un homme extraordinaire et un modèle de générosité. « Il faut souligner que Rado était un membre émérite de l’Havatsa-Upem, de son vivant. AS Andry a œuvré sans relâche pour continuer son combat en faveur du rayonnement de la littérature malgache et en qualité de fidèle ami de l’association », note Hajaina Andrianasolo, auteure et présidente de l’association.
« J’ai eu la chance d’avoir Rado et AS Andry comme mentors. Ce dernier m’a tout particulièrement appris les techniques de récital de poèmes sur scène », conclut Griffine Bakoliniaina, journaliste et non moins poétesse.
Joachin Michaël




