Empoisonnement collectif à Ambohimalaza: des peines sévères à l’encontre des personnes reconnues coupables

Le chef de l’Etat ne reste pas insensible à la mort de 20 personnes composées majoritairement de jeunes après la soirée d’anniversaire de samedi à Ambohimalaza. Comme toutes les preuves ont confirmé qu’il s’agissait bel et bien d’empoisonnement, Andry Rajoelina a insisté qu’un tel acte sera sévèrement puni.

Andry Rajoelina a don­né une consigne fer­me aux responsables concernés lors de son intervention télévisée sur la chaîne nationale : «Toute personne capable de tuer sa famille, ses concitoyens, bref ses semblables, doit être sévèrement punie». Tout porte à croire en effet que les 20 morts parmi les 54 personnes hospitalisées après la soirée d’anniversaire à Am­bohimalaza samedi dernier, ont été victimes d’empoisonnement et non pas de To­xico-infection alimentaire par consommation (Tiac).
«Certaines victimes n’ont pas assisté à la fête mais ont mangé les donuts. Il en est de même pour les souris ayant fait l’objet d’expérimentation», a expliqué le chef de l’Etat. Les signes classiques d’intoxication alimentaire sont généralement constitués de douleurs abdominales, diarrhées et vomissements.
Or cette fois, il y avait des asphyxies et les deux dernières victimes ont été atteintes d’hémorragie digestive, ce qui confirme la thèse d’un empoisonnement. Des échan­tillons de ces aliments ont été envoyés à l’étranger pour une analyse approfondie afin de savoir le type de poison utilisé.
D’après le président de la République, les enquêteurs suivent des pistes sérieuses pour mettre la lumière sur cette affaire dans les plus brefs délais. «Un cas pareil s’est déjà produit auparavant dans la famille de cette jeune fille ayant célébré son anniversaire samedi, ayant coûté la vie à une seule personne», a indiqué Andry Rajoelina pour donner une esquisse de l’évolution de l’enquête dont les résultats seront communiqués ultérieurement.

La vigilance comme maître-mot
Jusqu’ici, parmi les 51 patients pris en charge au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) à Ampefiloha, neuf s’en sont sortis totalement rétablis. 25 suivent encore leurs soins dont cinq recouvrent petit à petit leur santé. Selon le chef de l’Etat, de nouveaux pro­tocoles de soins sont appliqués actuellement pour sauver la vie de ces patients encore hospitalisés. Il a indiqué suivre de près l’évolution de cette situation, tout en adressant ses sincères condoléances aux familles endeuillées.
Pour le cas de Tiac à Mahajanga, le président de la République a indiqué que la grande surface où la famille victime a acheté la charcuterie, disposait d’un groupe électrogène pour maintenir la chaîne du froid en dépit des délestages. Des enquêtes sont en cours pour déterminer les causes exactes de cette intoxication alimentaire ayant coûté la vie à trois personnes en début de semaine. Il en est de même pour le cas à Toamasina, causé cette fois par du godrogodro qui ne nécessite pas une congélation. «Nous devons rester vigilants par rapport à tout ce que nous mettons sous la dent», a recommandé le chef de l’Etat.

LR

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