La fenêtre des transferts bat son plein, et les projecteurs se tournent vers les Barea, dont les valeurs marchandes captivent l’attention des recruteurs et des supporters. Si Lapoussin et Raveloson brillent par leur stabilité, Marcelin et Ilaimaharitra cherchent à inverser la courbe, tandis qu’Abdallah symbolise l’avenir.
Ces internationaux évoluant pour la plupart en Europe, portent haut les couleurs de Madagascar, mais leurs cotations financières, scrutées à la loupe, reflètent des parcours semés d’éclats et de défis.
En tête de ce palmarès trône Loïc Lapoussin, milieu gauche de 29 ans, dont la valeur s’élève à 2,5 millions d’euros. Ce virtuose du ballon, fort de 18 sélections et d’un but, a fait vibrer les travées lors de son dernier match avec les Barea en mars 2025. Son parcours économique, digne d’une montagne russe, illustre son talent.
En juin 2023, à l’Union Saint-Gilloise, sa cote atteignait 3 millions d’euros, avant de flamber à 4 millions en décembre, après une première moitié de saison éblouissante en Belgique et sur la scène européenne. Mais un passage à vide en 2024, marqué par une mise à l’écart, a fait chuter sa valeur à 3,5 millions. Son transfert à Saint-Trond en février 2025 a accentué cette baisse, à 2,8 millions, pour se stabiliser aujourd’hui à 2,5 millions. Charismatique et imprévisible, Lapoussin reste le joyau des Barea, un atout maître pour les joutes internationales.
Rayan Raveloson, 28 ans, s’installe solidement à la deuxième place avec une valeur de 2 millions d’euros. Ce milieu central, pilier de la sélection avec 33 sélections et 5 buts, incarne la régularité. Sa cote, stable comme un métronome, reflète son rôle de chef d’orchestre dans des championnats relevés. Joueur de l’ombre, mais indispensable, Raveloson attire les regards des clubs européens, séduits par sa vision de jeu et son leadership. Pour les Barea, il est bien plus qu’un numéro : un symbole de constance dans un football où tout va si vite.
A la troisième marche, Jean Marcelin, défenseur central de 25 ans, affiche une valeur de 1 million d’euros. Ce néophyte de la sélection, qui a fêté sa première cape en mars 2025, traverse une période trouble. En juin 2023, du haut de ses 2,5 millions d’euros à Bordeaux, il semblait promis à un bel avenir. Mais un temps de jeu famélique et des performances en demi-teinte ont fait plonger sa cote : 1,8 million en décembre 2023, 1,2 million en juin 2024, avant son transfert au Beitar Jerusalem, et désormais un million, un plancher inédit depuis 2019. Pourtant, son arrivée chez les Barea pourrait sonner comme un renouveau, à condition qu’il reconquière une place de choix sur le terrain.
Marco Ilaimaharitra, 30 ans, occupe la quatrième position avec une valeur de 800.000 euros. Ce milieu défensif, fort de 25 sélections et 3 buts, est un roc dont l’expérience galvanise la sélection. Mais sa cote s’effrite inexorablement ; 1,5 million en octobre 2023, 1,2 million un an plus tard, et désormais 800.000 euros. L’âge et une moindre visibilité dans un championnat de premier plan pèsent sur son évaluation, mais sur le terrain, Ilaimaharitra demeure un guerrier, prêt à en découdre pour Madagascar.
Enfin, Hakim Abdallah, ailier droit de 27 ans, ferme ce top 5 avec une valeur de 650.000 euros. Avec 14 sélections et un but, ce dynamiteur du flanc droit,apporte une étincelle par ses accélérations fulgurantes. Sa cote modeste ne reflète pas pleinement son importance pour les Barea, où sa fougue et sa polyvalence font des merveilles. Abdallah, encore dans l’ombre des cadors, incarne l’espoir d’une génération prête à éclore.
Naisa




